La 10ème édition du Festival International du Cinéma et de l’Audiovisuel du Burundi se prépare activement, sous le thème «Jeunesse, Entrepreneuriat et Leadership».

Francine Munyana, Directrice du Festicab: « Pour cette année, les projections seront faites à l’IFB, au Centre Jeune Kamenge et à l’Alliance Française de Gitega »

Du 4 au 11 mai 2018, toute une semaine de diffusions, avec la projection de 69 films dont 8 du Burundi. 29 films sont dans la compétition internationale, 10 films de l’EAC et 22 de la collection « Étalon de Yennenga », soit des films primés au Fespaco depuis 1972 jusqu’en 2015. Quant à la marraine, elle s’appelle Nastou Traoré, actrice ivoirienne dans la série «Ma famille»…

10 ans que le Festicab valorise le cinéma burundais: Francine Munyana, directrice du festival souligne sa satisfaction lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 27 Février 2018. « Depuis 2009, le cinéma burundais a connu des avancées très significatives. Je me rappelle bien que lors de la première édition, en 2009, on a diffusé presque des clips vidéo et des films étrangers. Le cinéma local était encore à l’état embryonnaire. Mais une année après, nous avions pas mal de films burundais sur le plateau. Le Festicab a prouvé qu’il y’a du talent, et de l’envie dans la jeunesse de mettre à découvert leur savoir-faire », précise Mme Munyana, elle même cinéaste. Un bilan sans appel: « Durant ces dix dernières années, plus d’une cinquantaine de films burundais ont été produits et plus de vingt films ont déjà participé dans des festivals internationaux. Cela montre que nous progressons tant bien que mal », explique-t-elle.

Surtout, au contraire de nombreuses initiatives culturelles au Burundi, le Festicab est parmi les très rares projets artistiques burundais qui sont parvenus à maintenir leur périodicité, quelques que soient les circonstances.

Les filles au cinéma, un retard à rattraper

Un aspect à ne pas oublier, puisque nous sommes dans le mois dédié à la femme: la trace de la femme dans le cinéma burundais. Selon Francine Munyana, dans les milliers de métiers que peut exercer l’être humain, le cinéma en est un. Non seulement il est une meilleure façon de gagner sa vie, mais également un moyen de montrer l’image du pays dans sa diversité.

Pilier de la vie sociale et économique du Burundi, la fille/femme burundais devrait avoir plus à montrer et à faire connaitre: « Les Burundaises s’intéressent au cinéma mais ne s’y investissent malheureusement pas assez. Avec les années, nous enregistrons quelques œuvres, mais l’effectif reste timide. Il y’a un retard à rattraper. Je sais qu’elles le peuvent. Au Festicab, dans les prix qu’on donne, nous avons la coutume de primer la meilleure interprétation féminine. Cela est dans l’optique d’inciter nos sœurs de beaucoup s’investir au 7ème Art ».

Notons que pour cette dixième édition, dans la compétition nationale, il y’aura des courts-métrages et des documentaires burundais, et un seul prix sera accordé, celui du meilleur film burundais.

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