Du 24 août au 6 septembre avait lieu à l’IFB, une formation sur le théâtre essentiellement basée sur la mise en scène et le jeu d’acteur. Aristide Tarnagda et Odile Sankara, tous deux Burkinabés ont partagé leur savoir-faire avec 24 jeunes comédiens burundais.

Sankara, Tarnagda deux grands noms connus! Deux grands comédiens tout droit venus du Burkina Faso. Le premier est d’abord connu parce que porté par le père de la révolution burkinabée. « Odile est la sœur de Thomas Sankara! », chuchotaient les participants dès les premières heures de l’atelier. Peu de temps après, un peu comme toutes les nouvelles qui sortent de l’ordinaire dans Bujumbura, l’info faisait le tour de la capitale via Whatsapp. « La sœur de Sankara est à Buja ».
Et comme il est de coutume au Burundi depuis 2015, avec les « pro » et les « anti » pour tout, il y eût donc des anti et des pro « sœur Sankara ». On hésita à lui demander son attestation de naissance, tellement la nouvelle paraissait incroyable. « Ce n’est pas parce qu’elle porte le nom de Sankara que c’est forcément sa sœur… »– si si. « Et elle ne lui ressemble même pas tellement »– si si.

Odile Sankara, disions nous donc, est la sœur cadette de Sankara, mais également une grande comédienne, metteure en scène et nouvelliste. « N’allait pas croire que c’est mon nom qui a fait ma carrière… Le théâtre est un métier exigeant! », dira la concernée pour couper court à la polémique.
Aristide Tarnagda, l’autre formateur est comédien, auteur et mais aussi Directeur artistique des Récréatrales au Burkina Faso.

Former le terreau burundais

« Cet atelier représente tellement pour nous autres, qui n’avons été à aucune école de théâtre! Tout ce qu’on fait d’habitude est totalement autodidacte », confiera en fin de formation Marshall, comédien, auteur et fondateur de la troupe Les enfoirés de Sanoladante.

Et c’est peu dire quand on voit le travail abattu en deux semaines. Lecture de texte, mise en scène, jeu d’acteurs, construction d’un personnage, presque tout fut abordé… Et surtout des conseils sur les fondamentaux du théâtre (l’altérité, la patience, la prudence, ne pas se disperser, etc.), lors d’échanges tout autant valables dans la vie de tous les jours et tenus face à un auditoire subjugués par la maîtrise et l’aura des formateurs.
« Nous sommes venus car nous avons la responsabilité de ne pas briser la chaîne. Transmettre, partager… Au Burkina, c’est parce qu’il y a eu de tout temps des hommes et des femmes qui ont fait de la culture leur credo que l’on connaît un tel dynamisme », expliquait Aristide, avant de citer les nombreux festivals de son pays:  » Trois festivals de théâtre qui connaissent un rayonnement international, festival de danse contemporaine, le Fespaco au cinéma, etc. » Un tel bouillonnement est-il envisageable au Burundi ?

Une restitution a été présentée en fin de formation le 6 septembre dernier, sous forme de la pièce « Tabataba » jouée à l’Institut Français et mise en scène par Odile Sankara

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