La célébration de la journée mondiale de la musique ce samedi 24 juin à l’Institut Français du Burundi a été l’occasion pour Stéphanie Soleansky, Directrice-déléguée de l’Institut français d’appeler la scène musicale burundaise à « plus d’originalité ».

Une belle ambiance régnait à l’Institut Français dans l’après-midi de ce samedi. Jeunes et moins jeunes, nationaux et expatriés, assis ou debout, chacun faisait de son mieux pour avoir une vue sur le podium des artistes qui se relayaient à tour de rôle. Il y avait notamment Yves Kami, la sensation jazzy du moment notamment pour le titre «Samandari», Nizi Music du Centre Jeunes Kamenge, Monde de Star, groupe venu du Congo voisin qui interprétera « Ekotite » de Koffi Olomide à la demande du public, la Bright Band, fait d’instrumentalistes qui jouent pour de vrai « Happy » de Pharrell Williams.
Il y avait aussi les habitués du rendez-vous, l’arrangeur-producteur et chanteur Bachir Dia, et ses protégés Alfred et Bernard dans les parages, qui en profite pour dévoiler « Ndagukumbuye », un morceau au programme de leur prochain album.

Célébrer mais aussi « essayer d’être original »

Ambiance lors de la dernière fête de la musique à l’IFB

C’est le point de vue de Stéphanie Soleansky. Pour elle, l’IFB ne pouvait pas manquer à ce rendez-vous mondial car « la promotion de la musique est une de nos vocations. Nous donnons l’occasion aux nouveaux artistes de se produire devant un large public et nous repérons des nouveaux talents. »

Elle affirme que l’Institut Français va continuer à soutenir les artistes mais les invite à cultiver la recherche d’une singularité musicale: « Ce n’est pas intéressant de copier la musique d’ailleurs. C’est bon de partir des racines comme le font Alfred et Bernard. Que les artistes burundais apportent une originalité en termes de partition musicale dans le patrimoine mondial. S’ils ne le font pas, il n’y aura personne d’autre pour apporter ce regard de la culture burundaise sur la musique. » 

Et d’annoncer le projet de création d’un inventaire de la musique traditionnelle du Burundi: « Nous avons invité un musicologue français en avril qui a donné une formation à des chefs de chœurs. Il a aimé les créations locales, surtout l’âge d’or de la musique burundaise des années 1980. Avec l’ambassade de la France, nous allons travailler sur un répertoire par partition des chansons anciennes. De la sorte, nous espérons préserver cette musique, qui reste un trésor pour le pays.»

Elle encourage les artistes burundais à participer dans les festivals notamment le festival « Bayimba », organisé en Ouganda. Son programmeur, Herman Kububi, artiste ougandais présent à l’IFB est d’ailleurs en repérage des artistes burundais pour la prochaine édition du rendez-vous musical, en septembre prochain.

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