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Santé

Les bonnes pratiques alimentaires à bas-âge

Dans l’Enquête Démographique et de Santé menée en 2017 par l’Isteebu en partenariat avec le Ministère en charge de la Santé, l’Unicef et l’OMS, il en ressort les avantages liés à l’allaitement et l’alimentation équilibrée pour les nourrissons.

Les pratiques alimentaires appropriées du nourrisson et du jeune enfant comprennent l’allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois, l’allaitement prolongé jusqu’à l’âge de 2 ans, l’introduction d’aliments solides et semi-solides à l’âge de 6 mois et l’augmentation graduelle des quantités de nourriture et de la fréquence des repas à mesure que l’enfant grandit. Il est aussi important que l’enfant reçoive une alimentation variée, c’est-à-dire qu’il mange des aliments de différents groupes alimentaires pour satisfaire ses besoins croissants en micronutriments.

Initiation de l’allaitement

L’initiation précoce de l’allaitement est importante pour la mère et pour l’enfant. Le premier lait contient le colostrum qui est très riche d’un point de vue nutritionnel, et qui contient les anticorps qui protègent le nouveau-né des maladies. L’initiation précoce de l’allaitement encourage aussi le lien affectif entre la mère et son nouveau-né, ce qui facilite la production régulière de lait. Il est donc recommandé que l’enfant soit immédiatement mis au sein dès qu’il naît ou dans l’heure qui suit la naissance.

Par contre, la pratique consistant à donner à l’enfant des aliments avant d’être allaité (c’est-à-dire donner au nouveau-né autre chose que le lait maternel avant qu’il ne soit régulièrement allaité) doit être découragée parce que les risques de contamination et de maladies diarrhéiques pouvant en résulter sont élevés. En outre, l’introduction précoce d’aliments de complément réduit aussi la production de lait, celle-ci étant stimulée par la fréquence et l’intensité de la succion.

Aliments de complément

Après l’âge de 6 mois, le lait maternel n’est plus suffisant pour couvrir les besoins nutritionnels de l’enfant et des aliments de complément doivent donc être ajoutés dans son alimentation. L’alimentation de complément fait référence à la période de transition de l’allaitement exclusif à une alimentation diversifiée familiale. C’est la période la plus critique pour les enfants car, durant cette période, ils sont très exposés à la sous-alimentation.

Apport alimentaire minimum acceptable

 Les nouveau-nés et les jeunes enfants doivent recevoir un apport alimentaire minimum acceptable pour leur garantir une croissance et un développement optimal. La recommandation de l’OMS concernant l’apport alimentaire minimum, qui est une combinaison de diversité alimentaire et de fréquence minimum des repas, est différent selon que l’enfant est allaité ou non.

La diversité alimentaire minimum signifie que l’enfant est nourri avec des aliments appartenant à, au moins quatre groupes alimentaires distincts. Ainsi, l’enfant a une plus grande probabilité de manger, au moins, un aliment d’origine animale, un fruit ou légume, en plus d’un aliment de base (céréales, racines ou tubercules).

Les quatre groupes d’aliments doivent provenir d’une liste de sept groupes d’aliments : céréales, racines et tubercules ; légumineuses et noix ; produits laitiers (lait, yaourt, fromage) ; produits carnés (viande, volaille, poisson) ; œufs ; fruits et légumes riches en vitamine A.

La fréquence minimum des repas est un indicateur indirect de la consommation énergétique de l’enfant. Pour les nourrissons et les jeunes enfants, l’indicateur est basé sur la quantité d’énergie dont l’enfant a besoin et, si l’enfant est allaité, la quantité d’énergie nécessaire qui n’est pas satisfaite par le lait maternel.

On considère que les enfants allaités reçoivent un nombre minimum de repas s’ils reçoivent des aliments solides, semi-solides, ou mous au moins deux fois par jour pour les enfants de 6-8 mois et, au moins, trois fois par jour pour les enfants de 9-23 mois. On considère que les enfants non allaités de 6-23 mois reçoivent un nombre minimum de repas s’ils reçoivent des aliments solides, semi-solides, ou mous, au moins, quatre fois par jour.

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