Au lieu de sombrer dans la déprime ou se marier au premier venu, une dizaine de jeunes filles toutes finalistes du secondaire ou d’université se sont cotisées pour ouvrir un barbershop pour hommes.

Il est 10h, c’est un jour ordinaire à Bubanza. Dans une galerie située en plein centre-ville, un business pas comme les autres. Une dizaine de jeunes filles regroupées au sein de l’association Mukobwa Ndashoboye ont bravé les « on dit » et mauvaises langues en ouvrant un salon de coiffure pour hommes.

Elles sont des « stars » à Bubanza. Tout le monde connaît ces jeunes filles qui ont osé l’inimaginable. Elles forcent admiration chez les uns, suscitent des questions chez les autres. Si un gamin de moins de 10 ans se laisse ajuster une coiffure « marinx » par Claudine Niyokwizera, Felix, par aucun dieu, ne se laisserait toucher par une femme. Il attend donc patiemment que le seul coiffeur mâle de ce salon finisse son client pour prendre son siège.

«Elles n’ont pas encore appris les bonnes techniques d’une bonne coiffure » tacle-t-il, avant de nuancer: «C’est toutefois une bonne initiative, ce business rejoint d’ailleurs la politique de parité du gouvernement.»

La genèse…

Mukobwa Ndashoboye, une association de dix jeunes filles – six finalistes du secondaire, et quatre de l’université – voit le jour en novembre 2017. Démunies et face à une situation de chômage généralisée, elles mettent sur pied un salon de coiffure pour hommes. «En lançant ce projet hors du commun, nous avons voulu faire connaître ce business aux autres jeunes filles, et si elles le veulent, qu’elles puissent nous rejoindre», confie Claudine Niyokwizera, représentante de l’association.

Elle précise d’ailleurs que les jeunes filles de la région Imbo se presseraient plutôt de se marier. Malgré une persévérance de percer dans ce boulot, Claudine et ses collègues, avouent toujours jongler entre deux coupes des dragues gênantes et des mots déplacés de certains clients.

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