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Théâtre

Buja Sans Tabou : Bwiza et son métissage ouvrent le bal avec « Kambe »

Dans la soirée de ce 17 février, la 4ème édition du Festival biennal a été lancée. Partant de l’historicité du quartier, un parmi les « ainés » de Bujumbura, à une pièce relatant le métissage burundo-congolais, les amoureux du théâtre n’ont pas chômé.

 5/5 ! Les ambianceurs témoigneront qu’il n’y a nul par ailleurs de mieux pour évaluer le week-end, autour d’une bonne bière, accompagnée d’une bonne dose de la Rumba. Le lundi méchant, dit-on. Eh bien, la cadence avait pris un autre tournant cette fois. L’art de manier les mots avait pris place avec la toute première pièce du Festival. Et pour mieux entrer dans le programme, il fallait être sur la même longueur d’onde sur l’historique du quartier, ses origines, sa vie d’antan, sa population, son évolution, bref, tout ce qui fait la particularité de Bwiza.

Un quartier cosmopolite avant même l’indépendance

Quoi de mieux qu’un ancien qui a vu naître le quartier, ses meilleurs et ses pires moments, les hauts et les bats, les changements de régimes, le mélange des cultures, les groupements selon les intérêts pour animer le débat ? Jean De Dieu Kaluya, septuagénaire, durant toute une demi-heure, va évoquer l’émergence des Congolais dans le quartier, citant également au passage la présence de certains européens commerçants, majoritairement Grecs.

Anciennement appelé « Kwibereshi », selon toujours l’ancien, Bwiza sera à la longue par d’autres nationalités. « Les burundais habitaient les montagnes surplombant Bujumbura. Ce n’est que tard que certains, par frottement, cohabiteront avec les Congolais, la main-d’œuvre favorite dans les domaines des Belges et Grecs pour l’édifice de Bujumbura, alors tout en chantier. »

Le métissage pour une bonne harmonie  

La pièce « Kambe » va refléter les dires du vieux loup. Effectivement, la création d’Arnold Olol’enyanya, mise en scène par Linca Lyca va mettre en exiguë les réalités du quotidien de Bwiza. L’ambiance bon enfant, les comportements dignes d’une cité, les petits métiers, les querelles, tout sera bien adapté au théâtre.

Pour tout épicer, le cœur de la pièce est sur l’appropriation des coutumes chères aux blancs par les ambitieux Congolais. Les titres des directeurs généraux des banques, la bonne gestion du patrimoine nationale, les ressources humaines, ne leur gênaient pas.

Des divergences sur la façon de vivre, les combats à mener pour sortir de la pauvreté et des illusions ne seront pas éloignés. Viendra alors la plus grande des problématiques, le métissage des cultures et des races, ce qui était prévisible car le rythme des Burundais habitant le quartier commençait à s’agrandir. D’un côté, l’arrogance, la manière de vivre des Congolais déplaisent les nationaux. De l’autre, se familiariser avec ce peuple moins civilisé, coincé et moins crédible car très conservateur reviendrait à se rabaisser et par conséquent, perdre l’honneur et l’identité d’un Congolais digne de son nom.

Mais à tous ces clichés, la beauté de la femme burundaise et le charisme congolais vont faire fusion pour donner naissance à un métissage de race et de culture, ce qui fait de Bwiza, un quartier à jamais ambiant grâce à sa diversité.

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