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Amstel Bock, Maltina, Passion…: mais où sont passées ces boissons de la Brarudi ?

Cela fait des mois que certains produits de la Brarudi se font rares ou ont complètement disparu sur le marché. Du côté des consommateurs et des marchands, c’est le mécontentement total. Jimbere a mené sa petite enquête. Quelle est la véritable raison ? Explications.

Mardi, 16 juillet. Deux heures de l’après-midi. On est à Kamenge, au nord de la capitale économique du Burundi. La première visite s’effectue à « Las Vegas », un bar du quartier Gituro. Du lundi au dimanche, l’ambiance y est à la congolaise (seuls les connaisseurs savent). De la musique à fond, et de la viande de porc « umufaransa », servie à volonté. Mais un hic : ces derniers temps, le bar enregistre une sensible baisse de ses « fidèles ». L’explication : la carence de l’Amstel bock. «Beaucoup de clients en consommaient. Actuellement, certains ne viennent plus, d’autres prennent la Bechou (la petite Amstel), tout en se lamentant. La qualité n’est pas comparable, disent-ils». Le gérant du bar est défait en expliquant, ce qui lui arrive. Plus loin, Museveni, un des clients rencontrés sur place, ne le contredit pas: «Maintenant, je prends l’Amstel Royal juste pour être avec les amis. Je n’en consomme pas beaucoup. En plus d’être chère, ce n’est vraiment pas mon gout ».

Le même constat est observé au bar « Chez Fidèle » à Gasenyi. Selon Emmanuel, gérant du bar, les clients en demandent tous les jours sans relâche: « Ils attendent sagement le retour incertain de cette bière. Notre clientèle a sensiblement baissé, et c’est une grande perte. Avant, on pouvait facilement écouler 60 caisses de bières par jour. Mais actuellement, il est difficile d’en vendre 40. A côté du manque de l’Amstel bock, il y’a également l’irrégularité de distribution de l’Amstel 65 cl, alors qu’elle représente, avec la Primus, les produits phares de notre commerce ». 

A la plage dite « Kirobezo », près du port de Bujumbura, on y sert que des limonades. Et les choix des centaines de clients au quotidien ne sont plus multiples qu’auparavant: « Il y’a une remarquable irrégularité au niveau de la distribution. Des fois nous ne recevons que trois types de limonades, alors que nous étions habitués à en avoir plus de cinq. Cela perturbe notre business car nous perdons la crédibilité auprès de la clientèle».
En cause: le manque de limonades Passion et Maltina. « Ni umuzi w’ibuye », scande Aline, marchande de limonades sur cette plage. Pour elle, ces boissons dont la production n’a été lancée que très récemment, commençaient à rentrer dans les habitudes de consommation du public, «
notamment ‘Passion’ qui a un certain goût semblable à l’ancienne limonade, Tropicale». Et de s’interroger: «Quel est donc l’intérêt de mettre sur le marché des produits qui ne vont pas durer même une année? »

Où réside le problème ?

Remy Ndayishimiye, chargé de la communication au sein de la Brarudi, résume cette pénurie en quelques mots: «Lors de la haute saison, il y’a une forte demande de nos boissons, d’où le manque de certains. Mais nous sommes en train de tout faire pour satisfaire nos clients dans les plus brefs délais ».

Mais pour certains marchands, la réplique de l’entreprise n’est pas satisfaisante: «Si la demande est devenue plus importante, pour ces boissons en manque, la société distribuerait un minimum. Or nos stocks sont à sec », s’est lamenté un propriétaire d’un SSD à Bwiza.

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