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L’art à l’heure du Covid-19, un atout pour une bonne prévention ?

Depuis 2012, chaque 15 avril, le monde célèbre la Journée internationale de l’art. Au moment où toute la planète est secouée par le nouveau coronavirus, la part de l’artiste s’avère très pertinente quant à la prévention effective.

« L’art nourrit la créativité, l’innovation et la diversité culturelle pour tous les peuples du monde et joue un rôle important dans le partage des connaissances et l’encouragement de la curiosité et du dialogue », d’après Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de l’art, édition 2020.

Pour cette autorité, les célébrations de la Journée contribuent à renforcer les liens entre les créations artistiques et la société, à promouvoir une meilleure prise de conscience de la diversité des expressions artistiques et à mettre en valeur la contribution des artistes au développement durable.

Et d’évoquer le chaos causé par la pandémie de coronavirus, de par le monde : « La pandémie du nouveau coronavirus a entraîné la fermeture des musées et l’annulation des concerts, plongeant de nombreuses institutions culturelles dans l’incertitude et la perte financière immédiate tout en menaçant d’avoir un effet à long terme sur les arts ».

Et le Burundi dans tout cela ? Le pays connaît déjà 5 cas de contamination avérés de Covid-19 dont un décès qui aurait succombé des suites « d’autres pathologies dont souffrait le défunt », selon le ministère de la Santé. Sur les réseaux sociaux, à travers tous les canaux de communication, toute l’actualité est centrée sur ce virus. De vraies et de mauvaises informations bourrent les cranes des Burundais, soucieux de connaitre en temps réel l’évolution de la situation.

Et la capacité de l’art burundais face au Covid-19 ?

Selon Yves Kamikiwe, surnommé « Samandari », l’art joue un rôle incontournable en temps de crise, par sa capacité d’unir et de tisser des liens dans des situations précaires. Lui qui est dans la musique engagée, il estime que par des compositions clés centrées sur la sensibilisation de la grande masse aident beaucoup. Cela est d’autant vraie que la musique est par excellence le meilleur des moyens pour éduquer, sensibiliser et divertir. De là, il cite certains artistes qui se sont déjà joint à la cause, dont Natacha La Noma (CORONA), Kidum (Corona Virus) et plusieurs artistes qui ont uni leurs efforts pour aider dans la prévention du Covid-19. Et de glisser qu’un bon morceau, en collaboration entre lui et B Face serait en gestation.

Quant à Claudia Munyengabe, Directrice artistique à Buja Sans Tabou, elle trouve que si tous les artistes travaillaient dans leurs diversités mais pour une seule cause, c’est-à-dire la lutte contre cette pandémie, les résultats ne seraient que bons. « En ce qui nous concerne au théâtre, il nous est plus ou moins difficile de se produire vu que le rassemblement en masse est interdit. Nous avons alors jugé bon de produire des vidéos qui seront bientôt disponibles. Cependant, nos productions ne seront accessibles que pour ceux qui possèdent des smartphones, même si beaucoup de Burundais n’en possèdent pas. En complément, si les artistes peintres, les musiciens, les poètes, les designers, etc, devraient trouver un moyen d’apporter leur contribution à la lutte contre le Covid-19 », a indiqué la jeune actrice.

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