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L’autonomisation des jeunes, le CPAJ a tout compris

©Jimbere ǀ Nadine Ndayisenga, membre du CPAJ Ntega : « Si nous avions de moyens suffisants, nous aurions accompli beaucoup de choses ».

Par un système d’entraide mutuelle, d’octroi de microcrédits et de travaux communautaires, les membres du Collectif pour la Promotion des Associations des Jeunes (CPAJ) à Ntega veulent prendre leur destin en main.

Frappée par le chômage, la jeunesse de Ntega ne croise plus les bras. En effet, elle s’est organisée pour faire bloc à cette situation. A travers des tâches que les membres du CPAJ exécutent ensemble, ils gagnent un peu d’argent qu’ils investissent, partagent les gains entre eux et soutiennent ceux qui sont nécessiteux. « Nous avons déjà acheté des chèvres », déclare,non sans fierté, Nadine Ndayisenga, membre du collectif,« et quand elles mettront bas, nous comptons élargir le réseau en octroyant les chevreaux aux autres membres », ajoute-t-elle.

« Avec le crédit que j’ai reçu de la  caisse de solidarité, je fais le commerce des régimes de banane et depuis quelques mois, je parviens à subvenir à mes besoins vitaux », fait savoir Claudine, membre du CPAJ. Parmi les membres de CPAJ, il y’a ceux qui sont toujours sur le banc de l’école : « ils sont assistés par l’association. A la rentrée scolaire, l’association leur donne des cahiers et le matériels scolaires », rappelle Nadine.

Toutefois, « les seuls moyens dont nous disposons proviennent des tâches et des travaux que nous faisons moyennant payement, d’où nous demandons aux bienfaiteurs de soutenir notre initiative », précise-t-elle.

CPAJ, une lueur d’espoir

L’association qui compte seulement une bonne vingtaine de membres a déjà accompli beaucoup de choses. Ils font la fierté de la commune Ntega : « Ce sont des jeunes qui donnent un bon exemple dans la communauté. Je les vois souvent lors des travaux communautaires, la cohésion et la façon dont ils s’entraident font preuve d’un avenir meilleur pour eux », témoigne Audace, un habitant de Ntega. «Ma fille avait abandonné l’école suite à une maladie. Elle a reçu le crédit de la part du CPAJ et a fait le commerce des fruits et légumes au marché, aujourd’hui elle aide la famille », témoigne T.N, père d’un membre de l’association.

En attendant de relancer d’autres activités telles que la  vannerie,  la fabrication des paniers et corbeilles, les membres du CPAJ demandent un soutien de la part des investisseurs.

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