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Le Burundi est-il en mesure de tirer profit de la Data science?

La Data science (science des données) est l’avenir de l’humanité. Si les géants du numérique tels que Facebook, Amazon, Google, etc., ont conquis le monde, c’est grâce à leur capacité à anticiper et à prévoir le marché. Quid du Burundi ? Quelques éléments de réponses dans les lignes qui suivent …

Si les statistiques partent d’une idée pour expliquer une situation sur base des données, la data science fait l’inverse. Elle part des données pour prévoir ou prédire l’avenir. C’est à ce titre qu’elle est très utile aux entreprises. Elle leur permet d’étudier les profils des clients pour ensuite déterminer les meilleurs produits et services à concevoir.  Demain, elle sera un passage obligé des entreprises vers le succès.

Pour Audry Nzeyimana, Data analyst et fondateur de la start-up Data Innovative Solutions, cela est aussi valable pour les entreprises burundaises : « Il leur faudra donc développer des outils qui leur permettent d’anticiper le marché, de diminuer les dépenses et de maximiser les profits ». Toujours d’après l’ancien Business Analyst chez Smart Mobile Burundi, actuellement les entreprises locales ont encore du mal à accéder aux données pour bien planifier leurs activités : « Seules deux entreprises burundaises, Econet-Leo et Brarudi, auraient des bases de données dignes de ce nom », tient-il à souligner.

Mais les entreprises traitent-elles les données recueillies pour les exploiter ? That is the question ! En essayant de répondre à la question, Yvan Gateka, président sortant du club de statistique de l’Université du Lac Tanganyika (ULT) ne cache pas sa déception : « Malheureusement, souvent au Burundi, les études sont faites et conservées dans les armoires des bureaux ».

Des atouts pour le Burundi ?

Le pays possède déjà un data center moderne, le Burundi Backbone System (BBS) . Il y a même d’autres entreprises qui font l’hébergement des données. Du côté des infrastructures, le pays s’en sort plutôt bien. Il est même connecté à la fibre optique qui lui assure une autoroute pour une connexion internet haut débit. Mais les données stockées ne doivent pas être consultées quand il y a un problème seulement. Il faut apprendre à les exploiter.

C’est du côté des compétences que ça coince ? De l’avis de Audry Nzeyimana, il n’y aurait pas moins de 6 ou 7 Data analysts burundais. Ce sont des profils très recherchés. Même le peu que le pays compte préfèrent rester à l’étranger où les conditions de travail sont meilleures. Il n’y a donc pas de capital humain pour couvrir les besoins du pays, a-t-il déclaré. 

Contactés sur ce sujet, les deux géants de l’économie burundaise, Econet-Leo et Brarudi, ont indiqué qu’ils donneront des « éclaircissements » incessamment.

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