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Burundi : à l’ère technologique, aucune structure de traitement de déchets électroniques

L’accumulation des déchets électriques et électroniques constitue un enjeu mondial de plus en plus alarmant. La toxicité et le déferlement de ceux-ci deviennent extrêmement préoccupants. Le point sur la situation au Burundi avec Roger Ouédraogo, Représentant légal de Glice.

Pour la troisième édition, le monde a célébré ce 14 octobre, la Journée internationale des déchets électroniques. Parmi ces objets, on retrouve les équipements électriques, électroniques et informatiques. Ces appareils qui dominent notre quotidien, téléphones, ordinateurs, appareils électro-ménagers, …, présentés comme « incontournables », ont aussi leur revers de la médaille.

Dans le monde, sur 50 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques (DEE) générés dans le monde en 2019, seulement le cinquième a été collecté et traités selon les règles de l’art [Estimations du WEEE Forum qui regroupe 36 organisations engagées dans une gestion responsable des déchets d’équipements électriques et électroniques]. Un gros risque environnemental et sanitaire.

« L’urgence de cette question et la quasi-absence au Burundi de centres spécialisés pour les recueillir, opérer leur tri et les traiter a fait qu’en 2014 Glice agisse en mettant sur pied un centre de gestion des déchets électriques et électroniques qui respecte les normes environnementales en vigueur sur le plan national, régional et international », commence Ouédraogo.

Roger Ouédraogo, Représentant légal de Glice

Un grand défi de collecte des DEE

Localisé à Carama, depuis 2014, Glice a déjà collecté plus de 293.05 tonnes de déchets. « Dans ce centre, nous nous assurons que les déchets mis au rebus soient gérés d’une manière qui économise les ressources naturelles et protège la santé humaine et l’environnement. »

Et les défis ? « Ils sont multiples. La quantité des DEE que nous recyclons ne représente même pas le dixième des déchets dans le pays. Le grand défi : la population n’a pas encore saisi toute l’importance du bien-fondé derrière cette collecte. Nous éprouvons des difficultés par rapport aux personnes qui confient leurs DEE à qui ils veulent, simplement parce qu’il n’y a pas de cadre légal qui clarifie le chemin à prendre. Il y a aussi un grand souci de collecte des déchets ménagers parce qu’on n’applique pas le tri séparé des déchets dans les ménages, sans oublier le fait qu’on ne dispose pas assez de moyens pour faire du porte à porte dans les ménages lors de la collecte. ».

Ainsi, Ouédraogo fait savoir que le gros des déchets collectés sont surtout ceux en provenance des entreprises et sociétés publiques et privées, surtout les compagnies de téléphones mobiles.

Zéro structure traitement des DEE

A l’heure actuelle, le Burundi ne dispose d’aucune unité permettant de traiter et d’éliminer les fractions dangereuses et non recyclables des DEE. C’est ainsi que Glice se retrouve obligée d’exporter tous les DEE à l’étranger pour traitement. Dans l’avenir, il ambitionne de mettre en place un centre de gestion des déchets solides spéciaux et autres fractions complexes sans pour autant devoir les expédier à l’étranger.

Par ailleurs, pour Ouédraogo, dans l’avenir, il sera aussi question de faire beaucoup plus de pression sur le Gouvernement burundais afin qu’il puisse y avoir un dispositif légal adapté en la matière.

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