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Economie

L’intérêt des Groupes de Solidarité (GS) dans le Programme Menyumenyeshe

Un des moyens que le projet Menyumenyeshe utilise pour encadrer les jeunes non scolarisés, c’est le Groupe de Solidarité (G.S). Cette organisation collinaire a pu aider ces jeunes à sortir de la précarité. S’il y en a qui doute de cela, laissons Lionel  Nahayo les convaincre.

« Kera naronona amahera gose. Iyo ndayaronse, nasubira kukazi aheze. (Avant je gaspillais de l’argent. Je ne retournais au boulot qu’après avoir dépensé le dernier centime de ma paye). Puis, Menyumenyeshe est venu et j’ai rejoint le G.S  Ngara. Les enseignements qu’on nous a donnés m’ont beaucoup aidé. Avec le G.S j’ai appris à mieux gérer ce que je gagnais. A force d’épargner, on m’a accordé un crédit de 50 mille FBu. En plus, je travaillais encore à l’ISABU de Gisozi où je gagnais 45 mille FBu par mois. Avec les crédits du groupe  et mon  épargne  j’ai pu  construire une maison et je me suis marié le 7 décembre 2019. Cela a pu être possible grâce à Menyumenyeshe qui, à travers le G.S, nous appris comment mieux gérer nos ressources. Sans ce projet, je serais encore célibataire ». Lionel Nahayo que nous avons rencontré sur un chantier de Gatare où il exerce comme  aide-maçon, résume ainsi l’impact de Menyumenyeshe dans sa vie.

Un coup de pousse pour l’économie du ménage de Nahayo

Ce gars, plutôt costaud, avec les mains couvertes de la poussière rouge des briques cuites indique aussi que grâce à l’épargne il a pu s’acheter, avec un ami, une vache dont il possède une partie avec un crédit du G.S d’un montant de 250 mille  FBu dont il a déjà remboursé 150 mille.

D’une diction fluide, Nahayo ajoute qu’après avoir constaté les bénéfices qu’on peut tirer d’une association de solidarité, il a encouragé sa femme  à y adhérer. « Depuis, elle a déjà amené une chèvre à la maison grâce à son épargne », annonce le jeune homme de 24 ans avec fierté. « Quand j’ai un besoin urgent de 20 mille ou 30 mille FBu et que je ne suis pas à mesure de les avoir rapidement, je demande à ma femme qui s’adresse à son association », renchérit-il. Adhérer à une association de solidarité a un autre impact positif pour la famille de Nahayo : quand le ménage récolte par exemple 100 kg de haricots, au lieu de les vendre, elle s’adresse au G.S pour emprunter et les haricots restent à la maison en prévision des périodes de soudure.

Des retombées pas que économiques 

Les bienfaits du projet Menyumenyeshe et du G.S auquel Nahayo adhère ne se comptent pas seulement en termes de richesses et de monnaie sonnante et trébuchante. « Les enseignement de Menyumenyeshe m’ont aidé d’une autre manière. J’ai compris que ma femme n’est pas ma servante, avec le programme SASA portant sur l’égalité des genres. J’ai réalisé que ma femme est une partenaire que je dois respecter. Elle-même a été très étonnée que je l’aide dans les travaux domestiques. Je l’entendais souvent dire : ‘’ chez-nous, l’homme ne va pas puiser de l’eau  ni ne ramasse le bois de chauffe’’ », fait savoir celui qui attend toujours son premier enfant avec impatience.

S’il y a encore quelqu’qui doute de l’utilité de Menyumenyeshe pour les jeunes de Kayokwe, il peut toujours demander aux 26 autres membres du G.S de Ngara. Nahayo jure sur sa tête qu’ils ne le contrediront pas.

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