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Entrepreneuriat

Light Award 2019 : le verdict final est enfin tombé

Tel des gladiateurs dans une arène, ce vendredi 24 mai, treize jeunes entrepreneurs étaient invités dans les enceintes de l’Université Lumière – Campus Mutanga, à défendre le must de leur imagination. Le butin : 4.000.000 Fbu, à se départager entre sept gagnants répartis dans trois catégories, « Classic and Social Entrepreneurship », « Agri Business » et « Visual and Creative Art ».

Pour les uns, c’est la passion qui les consumait. Pour les autres, le fruit du parcours estudiantin. Mais tous étaient motivés par la volonté d’apporter leur contribution dans le développement de la société: « Décider qu’un projet est meilleur qu’un autre n’a pas été une sinécure pour les membres du jury. Tous les projets étaient ingénieux et originaux. Et les concurrents les ont défendus comme la prunelle de leurs yeux » a reconnu Krystal Bella Shabani, présidente du jury de la deuxième édition de cette compétition estudiantine. Au terme du sprint, Delphin Kaze dans la catégorie « Classic and Social Entrepreneurship »), Abdoul Salaam Ally et Kelly Nkurikiye respectivement dans les catégories « Agri Business » et « Visual and Creative art », ont été sacrés « champions ».

Des champions pour quels projets ?

Le projet de Kelly Nkurikiye, peintre auto-didacte, étudiante à Bujumbura International University dans la faculté de Business and Management, n’est autre que la présentation de l’image du Burundi sous un angle unique : des t-shirts et sacs de tout genre, fabriqués à partir des tissus « Made in Burundi » personnalisés avec du handmade.

Pour Abdoul Salaam Ally, étudiant à l’University of Equator dans la faculté des TICs et de l’ingénierie logicielle, son projet « Agri Reality Care System » vise à informatiser l’agriculture burundaise. « Avec cette plateforme, les agriculteurs peuvent recevoir les informations nécessaires (messages texte et/ou vocaux automatiques) en temps réel. Ainsi, les champs sont numérisés, et les plantes pauvres en nutriments, bio-fortifiées » a-t-il expliqué en défendant son projet.

Et à Delphin Kaze, étudiant à l’Université Polytechnique de Gitega dans la faculté des Sciences de l’Environnement, de séduire l’audience avec son projet de production du charbon écologique qu’il a appelé Kabiof à base d’épis de maïs.

Et comment sont nées les idées de ces projets ?

Les projets n’ont pas été créés pour la compétition, celle-ci les a trouvés à l’œuvre. Pour Kelly, cela relève d’un « don naturel ». Au début, avec un élan de créativité, elle révèle qu’elle dessinait ces œuvres juste pour « s’amuser ». Par après, elle a constaté qu’elle se faisait « des fans pour ses t-shirts personnalisés avec du handmade ». Et de décider d’en faire une activité génératrice de revenus. « C’est dans ces circonstances que j’ai créé mon agence dont la marque a toujours pour objectif : s’exprimer librement à travers ce que l’on porte tout en promouvant le travail des jeunes artistes en particulier celui de la jeune femme artiste » précise la jeune designer.

Pour les deux autres gagnants, le désir de palier aux problèmes auxquels font face leurs communautés, a motivé leur engagement. Delphin, « ayant remarqué les effets négatifs de la déforestation causée surtout par l’utilisation accrue du charbon de bois », a eu la bonne idée d’initier Kaze Green Economy (KAGE), la start-up qui produit un substitut – écolo – au charbon de bois. Quant au jeune ingénieur « les recherches entreprises, nous a permis de réaliser que l’on peut proposer une solution aux défis de la productivité du secteur agricole. Avec ce projet, la production agricole peut augmenter de 95%. »

Des requêtes pour les éditions futures

Le « Light Award 2019 » a été aussi une occasion pour les lauréats de saluer l’excellente initiative de l’Université Lumière mais n’ont pas manqué à déplorer la valeur des prix. 800.000 Fbu pour les gagnants dans chaque catégorie. 500.000fbu et 300.000 pour leurs dauphins, sauf dans la catégorie « Visual and Creative art », où Kelly a été la seule à être primée.

« Pour les éditions ultérieures, il serait mieux que les organisateurs de la compétition cherchent comment augmenter la valeur des prix pour les projets nominés afin de faciliter leur réalisation, ou si possible, les prendre en charge » ont réclamé en chœur les candidats. « Compte tenu de l’exigence financière de mon projet, la valeur de ce prix n’a pas de poids. Néanmoins, Il constitue un encouragement à mon équipe qui travaille sans relâche », a commenté Abdoul Salaam à la fin du concours .

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