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Burundi : les fêtes de fin d’année rythment avec la flambée des prix

Sur le marché, les produits de première nécessité enregistrent une hausse des prix. Cependant, clients et marchands se lamentent. Reportage.

Notre petite enquête débute à la veille de Noël. 10h, l’entrée qui mène vers le marché « Kwa Siyoni » est saturée. La circulation est au rendez-vous.  Claude Ndikumana se dirige vers le stand de viande de vaches. Lors de ses dernières courses au marché (début du mois de décembre), le kilo du « cangacanga » se vendait à 8 000fbu. A sa surprise, aujourd’hui, il coûte 10.500 Fbu. « C’est devenu une coutume. Les prix montent toujours vers la fin de l’année. Les marchands profitent des clients. » Se plaindra-t-il. De l’autre côté, Mariam va acheter du petit pois. Le kilo est vendu à 2.800fbu. « Il y’a moins d’une semaine, je l’avais acheté à 1 700fbu. Le prix a (presque) doublé depuis. ». Se lamentera-t-elle.

Du côté des marchands, c’est la même insatisfaction.  « On nous reproche de hausser les prix, mais cela ne dépend pas de nous. Les prix ont également monté chez nos approvisionneurs. Nous sommes alors obligés de majorer au risque de perdre des éventuels clients ». Explique Carine, marchande de légumes au marché. Néanmoins, elle fait savoir que le flux des clients a sensiblement baissé par rapport aux années précédentes. « Avant, nos ventes de décembre se chiffraient 10 fois plus que celles du mois novembre. Maintenant, ce n’est plus le cas. »

Même son de cloche chez les marchands d’habits. Hier matin, Claudine, tenant un shop d’habits pour enfants à la galerie Le Parisien s’est confiée : « La fête de Noël n’est plus mouvementée comme avant. Cela fait 10 ans que je suis dans ce business, mais jamais je n’avais eu moins de clients que cette année. Les temps ont peut-être changé, les parents ne font plus de cadeaux aux enfants. » Taquine-t-elle, sourire timide aux lèvres.

Les produits Brarudi aggravent la situation

A l’évidence, les fêtes font allusion à la bière, aux limonades. Cependant, des lamentations viennent de tout part. Mathilde, la cinquantaine, qui habite Carama, elle était un fan du coca-cola, avant que sa disparition. « Je me suis résolue à prendre la boisson de citron. Muga, umunsi wa Noheli, narayibuze nayone. Hari Shweppers gusa. Mon choix s’est porté alors sur les jus, notamment Akezamutima. »

Bertrand et l’amstel bock, c’est un amour de rêve.  Pourtant, il a été obligé de passer Noël sans son compagnon.  Nous sommes au sud de Bujumbura. Aucun dépôt de la Brarudi n’en dispose. C’est le même cas pour l’Amstel 72cl dans certains bars. « Cela fait 2 jours qu’on n’a pas ce produit. Nous avons beaucoup de clients qui en demandent, mais malheureusement nous ne pouvons pas les satisfaire. Le stock est vide. » Fait savoir Sadock, gérant d’un bar.

Face à ces disfonctionnements des services de première nécessité, le client est certes la première victime, mais aussi l’économie du pays en subit des revers.

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