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Éduquer sans violence: « Le dialogue parent-enfant est la clé »

Le 30 avril de chaque année, le monde célèbre la journée internationale de l’éducation non-violente dans le but d’attirer l’attention sur les châtiments corporels infligés aux enfants et ses conséquences. Cette notion semble pourtant échapper à beaucoup de Burundais, car pour eux « éduquer », ‘’corriger’’ ou ‘’gagner son respect’’ rime encore avec la bastonnade ou la fessée de l’enfant.                        

Vous vous rappelez sans doute de l’une des victimes de la violence éducative, en l’occurrence la petite Chadia Nishimwe, qui, au mois d’octobre, avait succombé aux coups de fouet de son éducatrice à l’ECOFO Carama. Quelle faute une si jeune fille a pu commettre pour mériter la mort ?!

La violence qui s’abat sur les enfants dépasse les quatre murs de l’école. Il naît au sein des familles. Tout commence par de simples petites punitions, des fessées, des gifles, des postures pénibles, etc. qui deviennent la routine et peuvent s’emballer dans un déferlement de châtiments corporels incontrôlables.

De graves répercussions sur la vie de l’enfant

L’usage de la violence sur les enfants peut avoir de graves répercussions sur leur évolution, notamment, une diminution de la capacité d’apprentissage. Les châtiments corporels émoussent la volonté d’aller à l’école et nuisent à la santé de l’enfant. Ils suscitent aussi une envie de fuir son foyer et dans certains cas détruire chez l’enfant la confiance en soi. « Avec les sévices corporels, on perd plus que ce qu’on en gagne. Un comportement éducatif responsable devrait se baser sur l’intérêt supérieur de l’enfant et le respect de ses droits. C’est cela qui favorise son plein épanouissement », souligne la psychologue Acqueline Nshimirimana.

Des techniques pour éviter le recours au châtiment corporel

Pour offrir un environnement serein et protecteur aux enfants, il existe de nombreuses façons d’amener les enfants eux même à reconnaître la meilleure conduite. « Un meilleur apprentissage ne devrait pas avoir de punition à l’école ou à la maison. Le dialogue parent-enfant est la clé essentielle.  Le parent amène son enfant à reconnaître son erreur et à proposer lui-même la conduite qu’il devrait prendre », indique Mme Nshimirimana.

Le principe serait d’éviter toute sanction qui implique un contact physique. Pour cela, de nombreuses techniques peuvent être utilisées. C’est notamment la technique de l’ignorance intentionnelle où le parent ou l’éducateur peut feindre de ne pas voir la faute de l’enfant. Il peut s’agir aussi de celle de mettre l’enfant au coin pour amener l’enfant à réfléchir. Si non on peut créer des jeux entre les enfants qui aboutissent au dialogue pour permettre à l’enfant de s’exprimer.

Au-delà du châtiment corporel, la violence éducative peut prendre d’autres formes comme la violence psychologique, le harcèlement, le harcèlement sexuel. 

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