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Santé

Cancer du sein : délier les mythes des réalités

Chaque année, l’octobre rose donne l’occasion de sensibiliser au dépistage du cancer du sein, une pathologie encore entourée des idées préconçues et des mythes. Jimbere a rencontré Dr Tania Gahama, co-fondatrice et coordinatrice de programme à l’association UZIMA. Elle dresse une liste d’au moins 10 choses à savoir sur cette maladie.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu dire que les femmes avec une forte poitrine sont susceptibles d’attraper le cancer du sein. Mais selon les spécialistes, il n’en est rien : le volume des seins importe peu et n’a rien à voir avec le risque de développer un cancer du sein.

Selon Dr Tania Gahama, il s’agit d’un mythe : « Les cancers du sein sont plus fréquents chez la femme. Une femme sur douze (1/12) est mise à risque tout au long de sa vie. » Les hommes aussi, précise-t-elle, peuvent attraper le cancer du sein. Un homme sur mille (1/1000) même si le taux est bas. 

Les cancers du sein peuvent guérir à condition qu’ils soient détectés le plus tôt possible, car la détection à temps peut rallonger l’espérance de vie de la patiente ou du patient.

Concernant les causes, Dr Tania Gahama indique qu’il n’y a pas une cause précise jusqu’ici démontrée par la médecine qui explique les cancers du sein mais des facteurs de risques comme l’hérédité, l’âge du début des menstruations, l’âge de la ménopause et le poids… Bien plus, souligne-t-elle, certaines personnes ont des facteurs de risques modifiables et non modifiables. 

Par exemple sur l’âge, nous dit le médecin, plus une femme vieillie plus elle présente des risques d’avoir le cancer du sein. Sur le facteur génétique par exemple, Dr Gahama indique que si la personne a une parenté de premier degré, sa mère ou sa sœur ayant eu le cancer du sein, ses risques sont multipliés par six. 

L’autre chose à savoir c’est qu’il n’existe pas un mais plusieurs cancers du sein. Seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires. Et 70 à 80 % des femmes qui ont un cancer du sein n’ont pas d’antécédents familiaux.

Signes, dépistage et prévention

Beaucoup des personnes pensent que le cancer du sein vient comme une boule que l’on ressent au-dedans du sein mais il y a beaucoup de signes qui montrent le début ou la présence de ce cancer comme la modification de la taille ou de la forme des seins, l’apparition de fossettes ou de plis dans la peau d’un sein, la rougeur, l’enflure ou une chaleur accrue dans un sein, la démangeaison persistante, le mamelon inversé, c’est-à-dire tourné vers l’intérieur, etc.

Pour le dépistage, la mammographie est une photographie du sein. Elle est très recommandée, indique Dr Tania Gahama. Comme les cancers du sein se soignent bien s’ils sont détectés tôt. Un dépistage par palpation des seins puis par mammographie tous les deux ans pour les femmes de 40 ans et plus est recommandé. Ceci permet d’éviter des traitements inutiles.

L’auto examen est aussi recommandé. Au moins 90% des femmes qui ont été détectées du cancer sont celles qui ont ressenti quelque chose d’anormal et sont allées voir un médecin. Donc si le cancer est détecté le plutôt possible, elles auraient beaucoup de chances de guérir. C’est pourquoi l’autopalpation est très important : « Il faut l’apprendre et le faire régulièrement. » Pour Dr Tania Gahama, l’une des meilleures préventions contre le cancer du sein est l’auto dépistage.

Concernant le surpoids, notre source indique que l’obésité et la consommation d’alcool augmentent les risques de ce cancer. En revanche, conseille-t-elle, la pratique d’une activité physique a un effet protecteur.

Un article rédigé par Nday Chance Kamariza, issu de la faculté des sciences de la communication à l’Université Lumière de Bujumbura dans le cadre d’un stage au sein du Magazine Jimbere

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