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Santé

CNTS, cri d’alarme : « Donner le sang, c’est donner la vie. Nous en avons besoin »

Au début de ce mois, une information dans le sens a circulé sur les réseaux sociaux. Et ce n’est pas un leurre : « Nous notons une grave pénurie de sang dans les stocks du centre », assure Dr Félicien Nzotungwanayo, Directeur Technique du Centre nationale de transfusion sanguine, avant d’éclairer sur les causes de cette pénurie …

Les chiffres le prouvent : le Burundi est en-deçà des normes de l’OMS. Selon celle-ci, pour une population de 1 000 habitants, les donneurs de sang devraient être au moins 10. Or ce n’est pas le cas pour le CNTS : « En 2016, 2017 ,2018, le CNTS a respectivement collecté sur tout le territoire national, 81 266, 91 486, et 81 466 sachets de sang. Si l’on considère que le pays compte une population de 11 millions d’habitants, nous devrons avoir pas moins de 110 00 donneurs par an. Une barre jamais atteinte » confie Dr Nzotungwanayo.

Et les raisons ? Il explique : « A certaines périodes de l’année, il s’observe souvent des baisses sensibles dans les stocks de sang dues essentiellement au manque de donneurs surtout lors des vacances scolaires ainsi que durant la période festive de fin d’année. Mais cela peut également être causé par un défaut de sensibilisation. »

Quid du circuit de collecte de sang ?

A part le CNTS sis à Bujumbura qui assure la coordination et fait aussi office de centre de collecte, d’analyse, et de distribution du sang, s’ajoutent 4 autres centres régionaux de Gitega, Cibitoke, Ngozi et Bururi avec les mêmes prérogatives.

Le circuit comprend 4 étapes qui sont précédés par la sensibilisation dans des endroits ciblés, notamment les écoles, les hôpitaux ou encore les marchés. Il s’ensuit le travail proprement dit de collecte de sang, puis la conservation, l’analyse dans le laboratoire et puis la distribution pour les hôpitaux qui s’opère au niveau du Centre national et des Centre régionaux de transfusion sanguine.

Et au total, plus de 60 hôpitaux repartis surtout le territoire national viennent se ravitailler au niveau de ces centres, moyennant 6 000 Fbu par sachet de sang.

Une solution face à la pénurie ?

« Toute personne dont l’âge est compris entre 18 et 65 ans peut donner du sang, exception faite aux personnes souffrant du VIH Sida, de l’hépatite B et C, la syphilis, des problèmes de tension artérielles, de complications respiratoires. Sur cette catégorie de gens s’ajoutent des femmes enceintes et en périodes de menstruations. Cette tranche de la population est la plus importante. Notre seul souci : la population n’est pas sensibilisée, comme il le faut », avance-t-il.

Et de lancer un appel vibrant aux médias, écoles, églises et à toute autre personne physique ou morale qui dispose d’un bénéfice d’audience, à leur emboiter le pas dans la sensibilisation afin d’augmenter le nombre de donneurs de sang cette année.

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