Jimbere

FAITES VOS PUBLICATIONS ICI
Kirundi French English
Entrepreneuriat

Le digital au Burundi, une régulation s’impose

avec la Covid-19, face à l'arrêt des concerts physiques, les artistes burundais se sont rabattus sur l'internet pour continuer à servir leur audience

Le BBIN et ses partenaires ont organisé, du 16 au 20 novembre 2020, des échanges sur « L’entrepreneuriat et le digital à l’heure de la Covid-19 », à Bujumbura, dans le cadre de la célébration de la Semaine mondiale dédiée à l’entrepreneuriat (SME). Pour plus d’efficacité, les participants appellent à la régulation du secteur du digital.

Depuis 2018, le BBIN (Burundi Business Incubator) pilote l’organisation de la SME au Burundi à l’aide d’un programme composé de différentes activités s’articulant autour d’un thème donné.

Comme le thème choisi pour cette année 2020 est « L’entrepreneuriat et le digital à l’heure de la Covid-19 », non seulement que les activités organisées au cours de la semaine revêtent toutes, d’une façon ou d’une autre, des aspects du digital, quelques-unes d’elles consistaient à mener une réflexion sur les opportunités et les défis liés au digital.

Le domaine est encore vacant. D’ailleurs, pour les panelistes du 16 novembre, lors de l’ouverture de la semaine, il s’avère difficile de dire que l’entrepreneuriat digital serait à prioriser dans l’agriculture, ou dans un tel ou autre secteur. « Tous les secteurs au Burundi présentent des besoins dans le digital non encore satisfaits » a affirmé Alida Mugisha, Chargée des réformes à l’API et membre du panel.

Photo de famille lors du lancement officiel de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat édition 2020 au Burundi

Des raisons pour investir dans le digital

Evariste Minani, Consultant dans le domaine des TIC, a signalé, lors de la visio-conférence du 17 novembre sur « les opportunités du digital » comme thème: « La couverture numérique est plus ou moins satisfaisante grâce à la fibre optique et les réseaux 3G/4G des compagnies de télécommunication, les investisseurs avisés n’ont rien à attendre pour se lancer. » 

Selon lui, ces investisseurs peuvent proposer des solutions de différentes sortes et dans plusieurs domaines comme le e-commerce, la e-éducation, la e-santé, la FinTech, les TIC vertes, … Pour l’e-éducation, il propose, par exemple, le montage de plateformes de gestion des établissements académiques ou celles d’apprentissage en ligne (e-learning), la création des centres d’excellence ou des laboratoires des TIC ; pour l’e-santé, développer la télémédecine tandis que dans la FinTech les investisseurs peuvent développer des solutions qui répondraient au souci des institutions bancaires et des IMFs d’améliorer l’inclusion financière dans le milieu rural surtout. De plus, les investisseurs peuvent profiter de la faible inclusion numérique des zones rurales, et créer des centres de formation ou proposer des produits et services qui y sont souvent rares.  

Des prérequis pour l’efficacité du secteur du digital

Sans doute, certains participants aux évènements de la semaine ont entendu pour leur première fois l’application UMVA d’AUXFIN Burundi ou l’application School Gear de Revotech […] mais qu’en est-il de Haya Africa, une plateforme locale d’achat et vente en ligne ou l’application Wasili qui facilite la commande de taxi par simple clic dans son portable […] ? Autrement dit, il faut développer une sorte de communication publicitaire qui favoriserait la connaissance, par leurs bénéficiaires, des solutions qui sont déjà élaborées.

Pour Minani, développer le digital est synonyme de faciliter les affaires. Et le capital ? Alain Nkurikiye de Wajenzi le rejoint : « Un fond qui donne le capital d’amorçage à ceux qui veulent investir dans le secteur du digital, est une nécessité. » Et pour adapter l’offre à la demande, la culture au digital reste à développer chez les bénéficiaires des produits numériques. Par ailleurs, il faut également marier le système éducatif du pays avec une éducation au numérique qui garantit à la jeunesse une bonne adaptation face aux changements technologiques.

Le secteur des TIC contribue à hauteur de 3,49% dans le PIB (ISTEEBU 2018). Pour rehausser la contribution du secteur du digital au PIB, les participants aux séances de réflexion des deux premiers échanges de la SME suggèrent que le pays soit doté de l’énergie suffisante en plus d’une autorité de régulation. « Cela assurerait la gestion de l’offre et de la demande des produits et services liés au digital ainsi que la sauvegarde des emplois classiques. »

Dans le cadre du projet « Tuyage » financé par l’USAID, le Magazine Jimbere s’associe avec Search For Common Ground au Burundi (partenaire de mise en œuvre du projet) dans la production d’une série d’articles économiques

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top
Nullam ut Praesent mi, dapibus dictum risus Phasellus leo. Sed