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La femme dans la société burundaise: des expressions pour (mal) dire

Si l’on clame que notre société  n’est pas misogyne, ces expressions, si ce n’est pour museler la femme, l’infantilisent.  

Amazi make aheberwa impfizi : S’il y a peu d’eau, on laisse tout au taureau.
Cette expression est utilisée pour rappeler à la femme qu’en cas de partage, la grande part reviendra à l’homme. Que c’est lui qui est prioritaire. Comment contredire  ceux qui disent que les hommes burundais sont des gloutons ?

Impfizi ntiyimirwa : On ne peut pas limiter le taureau (à se reproduire).
Cette expression étant souvent utilisée pour rappeler que la femme doit se plier à la volonté de l’homme, et éventuellement fermer l’œil sur les incartades sexuelles de son époux, qui relèvent du naturel. 

Umugore ni umwana : la femme est un enfant.
Infantilisant, cette expression réduit la femme et peu importe son âge, à un éternel assisté.

Umugore asasira uwishe se : La femme abrite (couche avec) celui qui a tué son père.
Une expression pour présenter la femme comme dépourvue de bon sens, quitte à s’offrir à l’assassin de son père.

Umwigeme ni akarago k’abaraye : la fille est comme une natte pour les « passagers » (pèlerins).
Frôlant la promotion du viol, cette expression décrit la femme que comme bonne à coucher (avec n’importe qui), selon le bon vouloir de sa famille.

Nta kwama ku ntoboro imwe nk’igipfungo : On ne peut pas toujours rentrer par un même trou comme un bouton (d’une chemise ou d’une veste).
Ticket donné aux hommes pour avoir plusieurs partenaires, cette expression rappelle à l’homme de ne pas se contenter d’une seule femme.

Nta nkokokazi ibika isake zihari : Une poule ne peut pas chanter tant qu’il y a des coqs.
Cette expression est utilisée pour interdire formellement à la femme de s’exprimer ou de prendre parole en public.

Umugore ni ndyana n’uwejeje : la femme est « je mange avec celui qui a récolté ».
Réduit au seul profil de matérialiste, cette expression décrit la femme comme une matérialiste naturelle.

Umurindi w’umugore uhinda uhera : le déchaînement (fureur, ras-le-bol) d’une femme finit par se dissiper.
Cette expression décrit la femme comme incapable de constance, même quand elle est poussée dans ses retranchements.

1 commentaire

1 commentaire

  1. Ndagijimana Firmin

    15 avril 2019 at 13 h 04 min

    Hahaha, Abakurambere baho hambere Bari baciye ubwenge gose.Bavuga make bashaka kuvuga vyinshi. Bararaba bagashira urutonde mu bantu kugira habeho uwushobora gushikiriza ijambo canke ashobora kubazwa ijambo. Nk’aho mwavuze ngo : »nta nkokokazi ibika isake ihari » rwari urutonde bashizeho Mu muryango kugira ntibabe nk’udusimbirahamwe Mu rugo. Habaho uwuvuga Mu bagabo, kuko bivanye n’indero bareresha abigeme, bategerezwa kwerekana amasoni imbere y’abagabo. Ni ukuri abagore baragira ijambo boshikiriza,ariko kubw’indero no kutabona ko boshobora guhagarara bemye, vyatuma batinya guseruka. Murakoze cane gose ku kuntu mubandanya kudushikiriza inkuru zitohoje neza.

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