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Ubuntu, ikizira, kwubaha, … des « life skills » pour les moins jeunes, futurs décideurs du pays

Dans le cadre du partenariat avec l’Unicef, le Magazine Jimbere a organisé du 6 au 10 janvier à Bujumbura, un atelier de renforcement des capacités en « Compétences de Vie Courante » (CVC), à l’endroit de 10 encadreurs et 20 jeunes élèves des clubs Jimbere.

« Connais-toi toi-même », prônait Socrate, le célèbre philosophe grec. Eh bien, le point de départ consistait justement à insister sur la connaissance de soi, l’introspection et la prise de conscience de ce dont chacun est capable de réaliser, ses forces et faiblesses, pour ainsi se fixer des objectifs à court et à long terme.

Sur ce point, une question sur toutes les lèvres des jeunes élèves, et même de certains encadreurs : peut-on vraiment se connaitre entièrement, se juger, et gérer les comportements et émotions quand on sait que l’être humain est souvent animé par son ego, synonyme de jugement positif de soi ? Par des jeux, des illustrations contées, cette équivoque sera levée.

Pour Gentille Niyongabire, encadreure du club Jimbere au Lycée communal Mabanda (province Makamba, sud du Burundi), c’est plus que pertinent d’inciter les jeunes élèves, avant même qu’ils atteignent leur adolescence, à se définir, se fixer des objectifs, leur inculquer la notion d’ubuntu (la moralité), d’ikizira (l’interdit), de kwubaha (le respect), … Bref, leur aider à commencer à cadrer leur vie à partir des notions basiques et comportementales.

Dialogue parents-enfants : le manque de temps mis en cause

« Aujourd’hui, l’internet a pris une grande place. Le temps du dialogue entre parents et enfants est presque inexistant. La vie évolue beaucoup de sorte que la notion de l’éducation n’est définie que par les quelques heures que l’enfant passe à l’école. Et là, avec les classes surpeuplées, il est difficile de suivre les comportements, les émotions et les compétences de chaque enfant », jugera l’encadreure, appuyée par la petite équipe des collègues, également en formation.

Ernest Nahimana, un des concepteurs du manuel des « CVC », et coordonnateur de la formation, fera savoir que l’intérêt de former les jeunes élèves et leurs éducateurs, est de promouvoir le changement intégral de comportements, à tous les échelons. Pour un manuel subdivisé en 3 composantes essentielles : connaissance de soi, relations personnelles avec les gens de son entourage et prise de décisions rationnelles, selon Nahimana, c’est l’outil essentiel pouvant servir de base solide aux élèves, futurs décideurs du pays.   

La santé sexuelle et reproductive chez les adolescents renforcée

« Difficile d’aborder ce thème devant les enfants. Ils sont encore jeunes pour capter dans leurs ignorantes oreilles des terminologies relatives à la sexualité », indiquaient certains encadreurs. Pour d’autres, « C’est plus que jamais le bon moment. Vous pensez qu’ils n’en savent rien ? ». Le débat était animé par de telles divergences sur un sujet considéré comme tabou qu’est la santé sexuelle et reproductive chez les adolescents.

Jina Princia Kimana, du haut de ses 13 ans, sera plutôt directe et précise dans ses propos : « Il faut briser les tabous. Connaître l’évolution de nos corps, surtout chez les filles, savoir les précautions à prendre face à ce changement soudain, le danger derrière la sexualité mal gérée, … Cela devrait être priorisé, car, des accidents liés au manque de connaissances, nous les connaissons tous. », Arguera la jeune élève du Lycée Notre Dame de Sagesse de Gitega.

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