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« En français s’il vous plaît »

La Journée internationale de la Francophonie, ce 20 mars 2019, était l’occasion pour les acteurs de la vitalité francophone au Burundi de rappeler la place du français dans le monde et dans le quotidien des Burundais. Avec un focus sur les jeunes

« Le français n’est pas entrain de perdre son influence, bien au contraire, il est en expansion. Depuis 2015, le monde francophone enregistre plus de 100 millions nouveaux locuteurs. Aujourd’hui, c’est plus de 300 millions de personnes à travers le monde qui parlent français » a informé Guy Michel Mfatiye, correspondant de l’OIF au Burundi, lors de la table ronde organisée à l’ENA en marge de la Journée internationale de la francophonie, ce 20 mars.

« Parlé dans 89 états, le français est la deuxième langue dans le commerce et la troisième dans le monde de l’internet derrière l’anglais et le mandarin. C’est aussi la deuxième langue apprise dans le monde » a ajouté le correspondant de l’OIF au Burundi. Table ronde tenue autour du thème : « En français s’il vous plaît », il a tenu à indiquer que « ce thème a été conçu dans l’optique d’exhorter le monde francophone, la jeunesse en particulier, d’éviter ces anglicismes qu’il affecte à la langue française car ces derniers ont leur équivalent en français. » Ainsi dans l’optique de faire rayonner cette langue, « l’OIF a adopté des stratégies afin de renforcer sa visibilité en produisant plus de contenus francophones. Celles-ci s’inscrivent dans sa programmation quadriennale (2018-2022) que ce soit au niveau du numérique, du commerce, de la jeunesse … »

L’OIF au service de la jeunesse

Léonidas Manirakiza, professeur à l’ENA, panéliste à cette table ronde, est revenu sur la naissance de cette organisation. Créée en 1988, elle est issue de deux réseaux : la Confenem (Conférence des ministres de l’Éducation Nationale) et la Confejes (Conférence des ministres de la Jeunesse et Sport), tous au service de la jeunesse.
Structurée autour de la jeunesse notamment au niveau de l’éducation où elle intervient beaucoup dans la formation des jeunes que ce soit au niveau secondaire ou universitaire, « l’OIF collabore avec la Confejes dans la promotion de l’employabilité des jeunes en renforçant les capacité de ces derniers surtout dans le domaine des TIC et dans la structuration de leurs regroupements, plus précisément au niveau des conseils nationaux de la jeunesse. Elle promeut également leurs talents sportifs à travers les jeux de la francophonie” a noté Manirakiza.

« Au Burundi, l’OIF en collaboration avec l’ambassade de France fournit des formations en mastère dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement à l’université de Ngozi. Elle organise des formations en continu pour les ingénieurs en informatique tout en facilitant l’ accès à l’information scientifique et technique pour tout le monde par la multiplication des centres de lecture et en approvisionnant les bibliothèques scolaires en livres » a-t-il complété.
Il n’a pas manqué l’occasion de souligner « la formation hybride qui vient d’être instaurée à l’Université de Ngozi par l’OIF via l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie).»

L’OIF, plus qu’une entité linguistique

L’OIF va au-delà de la langue et intervient dans les sphères politiques et économiques. « Le Burundi en tant que membre de l’organisation souligne son importance diplomatique. Elle lui permet de tisser des relations de coopération avec d’autres pays membres. Notamment elle facilite les échanges des marchandises et des connaissances » a indiqué l’ambassadeur Epiphanie Kabushemeye, Directrice générale des relations multilatérales au sein du Ministère des Affaires Étrangères du Burundi. En passant, elle a fait savoir que « très prochainement le français sera une langue officielle de l’EAC grâce à la plaidoirie du Burundi ».

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