Initié par le collectif « Innovate 257 » qui rassemble de jeunes professionnels et étudiants burundais à l’étranger et au pays, un prix d’innovation a été lancé à l’Université du Burundi ce vendredi 22 février 2019. Objectif : susciter la pensée critique des jeunes étudiants autour des problèmes de société au Burundi

« Nous avons toutes les capacités nécessaires pour innover mais nous ne savons pas comment les exploiter avec efficacité »… Tels ont été les premiers mots de Franck Nijimbere. 21 ans, ingénieur logiciel et mathématicien, diplômé du Morehouse College (Atlanta aux Etats-Unis), Nijimbere est l’un des membres du collectif « Innovate 257 » venu présenter le prix face à une audience d’étudiants conviée pour l’occasion.

Pour inciter les étudiants qui l’écoutaient religieusement à viser loin, il a exposé toute une panoplie de voies qui pourraient déboucher sur des obtentions de bourses et des stratégies y relatives ainsi que d’autres plateformes qui offrent des cours en lignes gratuits homologuées par des grandes universités: « Les Burundais sommes très peu à explorer ces occasions. J’ai effectué des stages dans l’une de ces plateformes et en consultant les statistiques j’ai remarqué que nous étions seulement 1.100, contre 16.000 de l‘autre côté de la Kanyaru », a-t-il révélé.

Pourquoi l’Université du Burundi ?

Lionel Kubwimana, 28 ans, développeur dans une startup parisienne spécialisée dans les transactions financières en ligne, également membre du collectif, n’y va pas par quatre chemins : « L’Université du Burundi constitue un échantillon plus représentatif de la diversité de la société burundaise. On y trouve facilement les étudiants venus des quatre coins du pays. C’est en quelque sorte l’image du pays. »

Et ce rassemblement de jeunes professionnels et étudiants burundais ayant pour but d’initier un prix qui récompensera les meilleures idées apportant des solutions concrètes face aux défis auxquels est confronté aujourd’hui la société burundaise dans sa globalité ne pouvait trouver mieux. 

« Ainsi pourra-t-on par exemple primer les propositions d’idées apportant des réponses pratiques et réalistes par rapport aux défis de Bukinanyana tout comme de Bujumbura. Chaque région a ses problèmes qu’elle ne partage pas forcément avec les autres. C’est cette plus-value de mosaïque socioculturelle donc que représente l’Université du Burundi » a ajouté Kubwimana.

Pour quels défis ?

« Nous avons essayé de relever quelques défis majeurs auxquels le monde dont le Burundi sera confronté durant les 50 prochaines années » a noté un autre membre d’Innovate 257, Michel-Armel Ndayikeza, 28 ans, diplômé de La Sorbonne et maître-assistant en économie à l’Université du Burundi. Avant de préciser : « Les étudiants qui veulent candidater à ce concours devront proposer un projet qui répond à l’un des neuf défis : l’urbanisation, l’éducation, la santé, l’économie, le chômage des jeunes, la gouvernance, le changement climatique, l’énergie et l’agriculture. »

Et sur les critères de candidature, le collectif Innovate 257 aura été on ne peut plus clair. La variable genre n’a pas été mis de côté. La parité pris de rigueur. Pour se voir accepté, les étudiants vont devoir former des groupes mixtes de 3 à 4 personnes pour trouver de la diversité dans leur projet. « En effet, un autre objectif derrière ce concours est d’encourager les jeunes à travailler en équipe » a ajouté Ndayikeza.

Les prix ? Les étudiants primés recevront notamment une bourse qui paiera leurs dépenses annuelles pendant les cours à l’Université du Burundi

Collectif Innovate 257

Pour la première édition de ce prix, pour des raisons de contraintes tant financières qu’organisationnelles, postuleront seulement les étudiants qui terminent la première année de la Faculté d’Economie à l’Université du Burundi. « Mais notre objectif est d’étendre ce prix aux étudiants de toutes les facultés de l’université ».

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