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Jeunesse et photographie, une connexion plus profonde

Sous l’appui de l’UNICEF Burundi, 18 enfants et ex enfants journalistes ont suivi, du 22 au 26 février, la première partie des formations sur la photographie dans le cadre d’un concours sur cet art organisé par le Magazine Jimbere. Une initiative saluée par les bénéficiaires.

« Nous sommes ce que nous faisons de manière répétitive, l’excellence n’est donc pas un acte mais une habitude », disait Aristote, grand philosophe grec de l’Antiquité. C’est par parallélisme à cette citation que le formateur, Gildas Ngingor, propriétaire de l’entreprise Kingdom photographie, a lancé sa formation aux 18 jeunes aspirants photographes, dans plusieurs catégories : « Cet art exigera de vous un travail assidu. »

Ainsi, tout débute par le retour aux basiques du métier, notamment par l’apprentissage des notions clés comme le choix du concept sur lequel on veut travailler, les fondamentaux de la photographie, dont notamment le réglage de l’ISO, la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme.

Revenant sur tous les secteurs dans lesquels les photographes peuvent s’orienter, l’astuce est, selon le formateur, viser l’excellence partout et en tout. «Dans la photographie, et d’ailleurs dans tous les domaines, l’image, le respect, la personnalité, tout compte. Ce sont les principes à maitriser, avant même de prétendre donner les meilleures photos du monde. »

Savoir orienter sa passion

Au-delà de la prise des images, plusieurs enjeux. Témoignant sur son parcours, Igor Ntwari Holyzinner, jeune photographe indépendant, orienté dans le fashion et la photographie documentaire, va évoquer son parcours plein d’embuches : « Derrière les réussites, il y’a bien des histoires, et certaines ne sont pas bonnes. Me tracer une carrière solo fut pénible. Je n’avais aucun capital pour démarrer. Mais, en même temps, j’avais ce qui plus fort que ce capital, qui n’est autre que mon cerveau, ma passion, et bien sûr un bon carnet d’adresse

Pour Holyziner, il ne faut jamais douter de ses capacités à faire des exploits, surtout quand on est encore jeune. Et d’inviter les formés à tout faire pour rendre leurs rêves des réalités, et vivre de ce qu’ils aiment.

De son côté, Marie Ange Christine Irakoze, l’une des rares demoiselles à exercer la photographie comme métier, invite ses sœurs à ne pas céder aux clichés sociétaux : « Il est vrai que le métier de photographie exige. On se heurte aux défis multiples, comme le manque de moyen pour démarrer, insultes des clients, la fatigue, les mauvais tours des appareils, le manque de modèles féminines et pire encore, les découragements sexistes. Mais tout cela finit par se régler quand on a une vision à atteindre, animée par la passion.»

Pour Ange, la société aura beau avoir des stéréotypes sur la fille photographe, peut-être parce que celles qui sont passionnées ne s’y investissent pas assez, car, pour elle, si les résultats sont supers, le monde finit par applaudir.

Evoquant l’importance de la formation reçue, Loïc Bienfait Cakweri, enfant journaliste et passionné par le photojournalisme, indique que désormais, chacune de ses photos portera des messages, des photos qui racontent : « La base que je viens d’acquérir m’accompagnera certainement dans tous mes futurs projets, car j’ai pu connaitre presque tous les enjeux autour de la photographie. Cependant, cette formation ne constitue qu’une toute petite partie de ce dont j’ai envie de connaitre dans ce domaine, car, plus on apprend, plus on grandit. »

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