Jimbere

Kirundi French English
Editorial

La paix et le pain…

Floribert Nisabwe est le Directeur Artistique du Magazine Jimbere.

Chers lecteurs, dans cette première édition papier de l’an 2022, Jimbere s’est donné un exercice, pas le moins facile et qui, nous l’espérons, sera réitéré chaque année: dresser le bilan de celles et ceux qui se sont donnés pour rendre meilleures les communautés, donner plus de vie à nos quotidiens, innover, ouvrer à préserver notre environnement.

Ainsi, après moult discussions, une dizaine de jeunes, tous domaines confondus, ont été choisis. L’un des jeunes de notre sélection est un peu particulier : il s’appelle Évariste Ndayishimiye… et il est
Président de la République ! (patience s’il vous plait, on vous expliquera pourquoi).
Depuis juin 2020, il a un appel constant: «Umunwa wose uronke ico ufungura, umufuko wose uronke amafaranga» – Que chaque bouche ait à manger et que chaque poche ait de l’argent, NDLR.

Cette ligne de conduite résume bien l’esprit de ces centaines de jeunes issus de différents partis politiques, que Jimbere a retrouvés gérant des espaces de rencontre et de travail en commun, de quoi générer une entente longtemps mise à mal par les violences électorales de 2010 et 2015, pour ne parler que de cette période-là.

Grâce aux initiatives du Gouvernement du Burundi et des organisations œuvrant dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale comme le Centre d’Alerte et de Prévention des Conflits- CENAP, le Burundi Leadership Training Program- BLTP ou l’association Initiatives et Changement Burundi – ICB, la jeunesse burundaise est engagée dans des activités fédératrices et créatrices de richesse.

Ne dit-on pas que «L’homme affamé n’est pas un homme libre ?» Réunis en associations, coopératives ou en groupes de solidarité des jeunes, ils parviennent à générer des moyens financiers pour vivre et faire vivre les leurs, et, par là, participent au développement du pays.

Toujours pour rester dans la dimension « jeunes » chère à Jimbere, nous nous sommes intéressés à la santé sexuelle et reproductive des adolescents en particulier, et de la jeunesse en général, en soulignant
l’importance de l’implication des écoles et des confessions religieuses, dans la lutte contre les grossesses non désirées notamment.

Ainsi, le programme des pères et tantes éducateurs appliqué dans certains établissements scolaires est à saluer, alors que les espaces de socialisation des jeunes en matière de sexualité se démultiplient dangereusement avec l’explosion de l’offre numérique…

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

To Top