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« L’économie au Burundi, parlons-en ! »

Lancement officiel du projet “Tuyage” au Centre Jeunes Kamenge 📸Jimbere

> D’après différentes enquêtes, les sujets traités dans les médias de la presse publique et privée portent souvent sur la politique – et parfois, aux domaines de la sécurité et des droits de l’homme.

> « Tuyage », le nouveau projet lancé en fin du mois d’avril dans la zone de Kamenge, a pour défis d’inverser la tendance avec le traitement, la promotion et la diffusion des sujets purement économiques.

C’est sur un soleil de plomb – à 10 heures pour être plus précis – que le Centre Jeunes de Kamenge abritait un évènement inhabituel. Accoutumé à accueillir des faits divers souvent culturels, le matin du lundi 29 avril, le centre hébergeait le lancement du projet « Tuyage »  dont l’objet est de promouvoir le traitement des sujets exclusivement économiques. Le thème : « Accroître l’accès à l’information et au discours économique au Burundi ».

Étaient conviés dans ces cérémonies, différentes hautes autorités du pays, des ONGs, des acteurs économiques, des citadins sans oublier les invités spéciaux : la population des zones ruraux. Ramadhan Nkurikiye, conseiller économique du Maire de la ville de Bujumbura, dans le mot de lancement de l’évènement a tenu  à apprécier le beau geste des organisateurs : « Un plaisir que la zone de Kamenge, l’une des localités les plus peuplées de la capitale, abrite l’évènement. Cela montre l’intérêt que le projet porte aux préoccupations quotidiennes, réelles de la population ».

« Tuyage », vers un double objectif

Rebecca Besant, Directrice de SFCG dans région de l’Afrique de l’Est, dans le mot de circonstance, a précisé le double objectif du projet : « Élargir le cadre des journalistes au Burundi capables de produire une information de qualité, non politisée et promouvoir la mise en réseau des jeunes avec les acteurs économiques performants parmi toutes les franges de la société ».

Et d’ajouter : «  plusieurs activités seront mises en œuvre sur le plan médiatique mais aussi au niveau communautaire. En plus des programmes radios qui seront exécutés en partenariat avec une vingtaine de medias, tant de la presse audio-visuelle que de la presse écrite, d’autres activités à caractère économique seront également mises en œuvre en collaboration avec les acteurs économiques tant du secteur publique que privée. »

La présence des États-Unis au Burundi renforcée

La Directrice régionale n’a pas manqué de remercier l’ambassade des États-Unis au Burundi pour l’appui technique et financier accordé à la réalisation du projet à travers l’USAID (United States Agency for International Development).

Sur ce, l’Ambassadeur Anne Casper, prenant la parole, a tenu à rappeler l’objectif du  pays de l’« Oncle Sam » au Burundi : « La vraie source des problèmes auxquels le Burundi fait face depuis des décennies est surtout liée à son économie. Ainsi, à travers l’USAID, les États-Unis accordent des appuis multiformes au gouvernement, ONGs, acteurs économiques, et la population en général,  afin de lutter contre la pauvreté. ‘Tuyage’ s’inscrit alors dans cette logique ».

Fréderic Nahimana, le ministre de la Communication et des Médias qui avait représenté le gouvernement dans ces cérémonies, dans le mot de clôture des cérémonies, a rappelé le contexte dans lequel le projet a été lancé ainsi que le résultat espéré : « ‘Tuyage’ arrive au moment où le gouvernement du Burundi vient de lancer le document qui recense ses objectifs sur les 10 prochaines années (Plan National de Développement, 2018-2027) : une occasion de plus pour les médias de couvrir davantage les sujets économiques étant donné que ceux-ci n’y sont pas suffisamment traités ».

Peut-on considérer que désormais la balle est dans le camp des médias ? De plus en plus, différentes analyses des maux qui hantent la société burundaise s’accordent à dire qu’ils sont d’ordre économique. Le défi du projet « Tuyage » est d’apporter ainsi un remède parmi la myriade de solutions possibles face à cette triste situation : le traitement médiatique des questions économiques et sociales dénudé de toute approche politique. Mais pour la réussite de ce projet, faudra-t-il que tous les concernés, médias, gouvernement, acteurs économiques, ONGs, et la population en général, jouent un franc jeu.

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