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Masters à l’UB: le début de la deuxième année placée sous le signe de l’amélioration

Nouveaux programmes et aménagements: la deuxième année du second cycle de l’enseignement supérieur dans le public pour lequel la date butoir de dépôt de dossiers de demande d’admission est fixée ce jeudi 18 juillet s’annonce sous les couleurs du réajustement.

Alors que pour l’année académique qui vient de prendre fin les candidats ont passé directement le test d’admission, les modalités ont changé. Un conseil scientifique nommé par le rectorat au sein de chaque programme de master aura la charge d’effectuer le tri des dossiers et retenir ceux présélectionnés pour passer le test d’admission: «Le travail de ces conseils est spécifiquement technique. Ce sont ses membres qui jugeront les dossiers les plus consistants sur des bases strictement académiques et choisir les questionnaires pour le test. C’est le meilleur moyen d’être le plus objectif possible, vu que le demande est déjà forte », explique Dr Valos Runyagu, directeur de l’assurance qualité à l’UB.

Et quels sont ces nouveaux programmes?

Sur la liste des nouveautés figure un master dans l’Institut d’Education Physique et Sport (IEPS), qui aurait normalement dû démarrer avec l’année académique 2017-2018 puisqu’il était sur la liste des programmes homologués par le ministère en charge de l’Enseignement supérieur.
Le droit et la physique devraient également entrer dans la cadence: «
Nous avons proposé au ministère de tutelle une insertion de deux masters dans ces disciplines, un pour chacune, et nous sommes confiants que cette demande sera exaucée », fait savoir Dr Runyagu qui promet que «dès que l’aval du ministère sera donné, un appel à dépôt de dossier sera aussitôt lancé».

Et à l’horizon septembre débute aussi le master en didactique des sciences. Ce programme conjoint entre l’Institut Pédagogique Appliqué (IPA) et l’Ecole Normale Supérieure (ENS) aura comme mission de former des enseignants des disciplines scientifiques d’un calibre supérieur à celui que ces deux institutions proposent actuellement.

Le manque d’enseignants en question

Le lot du changement ne fera pas que des heureux. Les étudiants qui rêvent de faire leur deuxième cycle en sciences chimiques et en biologie des organismes et écologie devront faire preuve de patience. Ces deux programmes n’enrôleront pas de nouveaux étudiants avant que la première promotion ait terminé son cursus. Le bureau chargé du suivi des mastères explique cela par le fait que «les enseignants sont moins nombreux pour combiner deux classes de master alors qu’ils doivent prester aussi dans le premier cycle».

La relève académique en ligne de mire

Dans plusieurs départements, le manque criant de professeurs se fait sentir, au grand dam des étudiants. Les «années académiques élastiques», comme l’on dit dans les milieux estudiantins est un calice qu’ils sont obligés de boire: «Nous avons des professeurs belges qui dispensent des cours venant d’universités belges. Maintenant, ils sont absents, car chez eux c’est la période de vacances », regrette un étudiant en master II en socio-anthropologie qui n’est pas plus malheureux que son camarade de promotion en analyse économique et développement, qui révèle que dans leur classe «l’on a déjà modifié les maquettes de cours plus de deux fois pour jongler avec le manque de professeur».

Cette triste réalité est loin d’être constatée par les seuls étudiants. La situation inquiète aussi les autorités. Le professeur Gaspard Ntakimazi, chargé du programme de master des Sciences de gestion intégrées de l’environnement voit dans le 2ème cycle une réponse à cette épineuse question: «Ce sont les lauréats des masters qui vont intégrer par après l’école doctorale et en peu d’années, nous aurons des enseignants ayant reçu une formation académique suffisante pour qu’on en finisse avec cette affaire de personnel enseignant en deçà de ce que l’on devait avoir », dit-il tout en soulignant qu’il ne faut pas former pour former mais de « penser à équiper les universités en ressources suffisantes, impératifs pour une formation de qualité ».

Faire son master était jusqu’à très récemment un luxe que ne pouvait se payer qu’une infime minorité. Sa « démocratisation » ne peut qu’être salutaire pour plus d’un. Pourvu que ça dure …

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