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« Mutombola » sous les feux des critiques pour son premier match de la CAN: « Un procès pas trop juste »

©Jimbere | Olivier Niyungeko, le sélectionneur national du Burundi

Au terme du premier match des Intamba à la CAN qui s’est soldé par la victoire de son adversaire du jour, les Super Eagles, Olivier Niyungeko cloué au pilori par une bonne partie des fans. Face au Nigéria, un cador du ballon rond africain, faut-il si le blâmer ? Les spécialistes s’expriment.

La victoire a mille pères et la défaite est orpheline. Le résultat du match perdu par la sélection nationale pour sa première dans l’histoire de la CAN a un paternel : Olivier Niyungeko, le technicien qui est aux commandes des Intamba se retrouve dans la très délicate position du bouc émissaire sur lequel certains déversent leur bile. Sur les réseaux sociaux certains n’hésitent pas de le traiter de tous les noms dans les commentaires: « Normal, affirme un inconditionnel des Hirondelles, c’est lui qui porte la responsabilité du résultat de ses poulains quand ses choix tactiques sont mauvais. Comment aligner Ndjali [Francis Moustapha Ndlr] en ailier alors qu’il joue normalement en sentinelle ? Et son remplacement incompréhensif en fin de match [celui d’Amissi Mohamed dans le temps additionnel, Ndlr] ? »

Alors que les Burundais avaient vaillamment résisté aux assauts offensifs des Nigérians orchestrés par les virevoltants ailiers Iwobi, sociétaire d’Arsenal, et Chukwueze de Villaréal, le but d’Ighalo a suffi pour annihiler aux yeux des vilipendeurs de « Mutombola » l’efficacité de son schéma. Une configuration qui, malgré la domination des hommes de Gernot Rohr, a failli donner un but signé Cédric Amissi sur un caviar du sulfureux milieu de terrain Gaël Bigirimana, suivi d’une tête du solide défenseur « Fere » qui finira sur la transversale. Les statistiques parlent d’elles mêmes, le Burundi n’a pas démérité.

Une situation plus complexe qu’on ne l’imagine…

Le cas Aubameyang fait figure de jurisprudence. La panthère Gabonaise sacrée soulier d’or -récompense réservée au meilleur buteur- dans le prestigieux championnat anglais n’a pas impressionné les Hirondelles en qualifications. De quoi raviver une forte « Intambamania » à faire oublier la logique incluant la variable expérience dans le football.

Dans cet état des lieux, Patrick Sota, un analyste de longue date du football burundais, trouve une circonstance atténuante sur le résultat du dernier match des Hirondelles: « Le système de jeu burundais étant basé sur des contre-attaques, il était difficile de gérer quand vous avez en face une médiane adverse nettement plus compétitive, et qui quelques mois avant, rivalisait avec la crème de la crème du football à la Coupe du monde en Russie ». Sans toutefois dédouaner le sélectionneur des Intamba « qui aurait dû opter pour un jeu plus ouvert et bien négocier l’apport du sang nouveau en deuxième partie avec un Kamsoba positionné en relayeur plutôt que l’excentrer à gauche, et le jeune Mohamed Amissi avec un peu plus de temps de jeu », estime-t-il, tout en reconnaissant la complexité de la passe décisive à l’origine du but des Nigérians.

Pour Arsène Bucuti, le très suivi journaliste sportif de la Buja FM, qui a accompagné les Intamba dans le pays des Pharaons, « il n’y a tout simplement aucune raison de blâmer le coach. Les gens font semblant d’oublier que le Nigeria est une grande nation du foot alors que nous découvrions à peine la CAN ». Son confrère à la même station Landry Rukundo fait dans la nuance: « Le coach n’a pas fait une lecture de jeu judicieuse surtout sur les remplacements. Mais tout n’est pas noir. Nous avons eu autant d’occasions que nos adversaires. Olivier a fait de son mieux et l’on peut s’attendre à une meilleure prestation contre Madagascar », positive-t-il.

Les dés ne sont pas jetés, il est encore possible d’entendre « Burundi Bwacu » retentir tout au long de cette CAN et le drapeau flotter. Et ça ne doit pas être Olivier Niyungeko qui est pressé que l’aventure s’arrête. Pour la prochaine rencontre des Intamba : le rendez-vous est fixé ce jeudi 27 juin.

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