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Santé

Paludisme : au-delà des moustiquaires imprégnées, les plantes Cataire et Artemisia pour prévenir la maladie

©Jimbere | "La dose préventive et curative n'a pas d'effets secondaires, car ce sont des plantes souvent utilisées comme aliments et médicaments", Ginette Karirekinyana, Fondatrice et Directrice de l'ACECI

« Une récente étude a révélé que l’anophèle femelle à l’origine du paludisme pique durant la journée, un fait inhabituel. Cela a poussé à chercher d’autres stratégies pour prévenir la maladie à tout moment de la journée, d’où l’option de ces plantes médicinales », indiquait le Ministre en charge de la Santé Publique au Burundi, Thadée Ndikumana, ce mardi 13 août en compagnie de l’ACECI et du Département de Biologie à l’Université du Burundi, dans une conférence de presse à son cabinet.

« La recherche initiée par l’université du Burundi, et approuvée au niveau de l’EAC, en collaboration avec le BioInnovate Africa Programme, a révélé que la cataire contient des éléments anti-moustiques susceptibles de prévenir le paludisme », a fait savoir le professeur Tatien Masharabu, chercheur en biodiversité à l’Université du Burundi.
Par ailleurs, la fameuse plante dont la durée de vie est de 3 mois, est utilisée sous forme d’huiles essentielles, de savon, d’insecticides, etc. Selon le professeur, la prévalence du paludisme au Burundi ses dix dernières années, évolue en dents de scie, ce qui vaut la peine de conjuguer plus d’efforts dans la prévention grâce à ses plantes naturelles qui peuvent également servir dans la protection de l’environnement.

Pour le ministre Thadée Ndikumana, ces plantes naturelles biologiques sont à encourager car elles sont à l’origine des médicaments chimiques internationalement utilisés. Leur efficacité étant authentifiée par des chercheurs de renom, le Ministre a annoncé que l’étape suivante sera la multiplication et la vulgarisation de l’usage de ces plantes : « Les moustiquaires imprégnées protègent certes, mais seulement la nuit. Les dérivés de ses plantes serviront à prévenir à tout moment.» Et d’ajouter que ces plantes seront bientôt plantées à travers tout le pays via le projet « Ewe Burundi Urambaye » : « La multiplication sera lancée mardi 27 août à l’hôtel Source du Nil, par l’Association des Natifs de Bujumbura-Mairie ».

©Jimbere | De droite à gauche : Professeur Tatien Masharabu, chercheur en biodiversité à l’Université du Burundi, Thadée Ndikumana, Ministre en charge de la Santé Publique, Ginette Karirekinyana, Fondatrice et Directrice de l’ACECI

Ginette Karirekinyana, directrice de l’ACECI (Agence Consultative en Ethique de la Coopération Internationale), qui opère dans la production, la transformation et la commercialisation des dérivés des plantes naturelles comme la Cataire et l’Artemisia, a invité les organisations œuvrant dans la lutte contre le paludisme de s’investir dans ce programme « dans le but de permettre à toute la population burundaise d’avoir accès à ses produits. »

Pour rappel, le Gouvernement a révélé que cette année près 4,4 millions de cas paludisme se sont déjà déclarés dans le pays dont 1.400 décès, depuis le mois de janvier à juin.

1 commentaire

1 commentaire

  1. Nijimbere

    16 novembre 2019 at 20 h 15 min

    Je serais énervé de voir le gouvernement du Burundi négliger ces plantes. D’ailleurs merci à Mr le ministre de la santé publique ,à l’ACECI et surtout à l’Université du Burundi de vouloir promouvoir la multiplication de ces plantes ,ça peut servir à l’éradication du paludisme qui fait rage dans notre pays et de récupérer les milliards que le pays dédie chaque année à la lutte i’finie à la maladie

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