• Alors que la question de la parité entre hommes et femmes est soulevée dans presque tous les domaines, la Journée Internationale du sport féminin permet de s’interroger sur la place de la femme/fille dans le sport burundais
  • En résumé, selon le Comité National Olympique (CNO), le sport burundais affiche une représentation féminine oscillant en moyenne autour de 20%

Le 24 janvier de chaque année, depuis 2014, le monde célèbre la journée internationale du sport féminin. Au Burundi, la femme/fille burundaise occupe (depuis quand même un bon nombre d’années) une place importante dans le sport.
Aujourd’hui, elles tiennent même le flambeau dans la quasi-totalité des disciplines sportives, aussi bien individuelles que collectives : Francine Niyonsaba (experte du 800m en athlétisme … peut-on encore compter ses médailles ?), Elsie Uwamahoro (natation), Annick Muhoza (karaté), Florence Kalume (basketball)… Et même dans les instances ou organisations nationales ou internationales sportives, elles sont bien présentes. Y’a ces noms là qu’il n’est plus nécessaire de présenter : Lydia Nsekera ou Liliane Nshimirimana, pour ne citer que celles-là !

Mais, malgré cette présence de plus en plus acquise, leur représentation dans le sport en termes d’effectifs, est toujours de loin inférieure à celle de leurs homologues masculins. En effet, le CNO, composé de 23 fédérations sportives, a pu recueillir des données sur 14 fédérations en 2018: 6 fédérations de sports collectifs (basketball, handball, football, rugby, netball, volleyball) et 8 fédérations de sports individuels (athlétisme, tennis de court, natation, karaté, taekwondo, luttes associées, judo et cyclisme).

Dans les 8 sports individuels, sur 3.629 sportifs recensés, on y trouve 969 sportifs féminins, soit 20% de l’effectif total, et dans les 6 sports collectifs, on note 188 équipes féminines sur un total de 768 équipes, soit un taux de 25% du total. Précisons que ces chiffres ne concernent que les seniors. Pour les catégories junior, les sports collectifs et individuels combinés, en moyenne, la représentation de la jeune femme est estimée à 25%.

En tenant compte du nombre de techniciennes sportives (entraîneurs et officiels) et des femmes/filles qui sont dans les organes administratifs des organisations, le constant est presque le même sauf pour le premier groupe: les entraîneurs femmes/dames comptent pour 2%, les arbitres et/ou officiels, 22%, du côté de l’administration des organisations sportives, elles représentent 23% des effectifs.

Rappelons que cette journée dédiée aux sportives met l’accent sur quatre axes prioritaires: le développement de la pratique féminine du sport, la présence des femmes dans les instances dirigeantes sportives, l’économie du sport féminin, et la médiatisation du sport féminin.

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