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Trouble d’apprentissage : approches et méthodologies pour limiter les échecs scolaires chez les enfants dits « moins normaux »

De nombreux élèves en échec scolaire présentent des difficultés d’apprentissage dues à une prise en charge parfois tardive. Selon Marie Misarova, orthophoniste, il est pourtant possible de réduire le nombre d’élèves à risque d’échec scolaire, grâce à un dépistage précoce qui permet de différencier un simple retard d’apprentissage d’un trouble durable. A cela s’ajoute l’attention particulière pour leur inspirer confiance.

« Le diagnostic permet de connaitre la situation de l’enfant, et sans prise en charge, son niveau scolaire n’atteindra pas celui attendu pour son âge, ce qui empêcherait son épanouissement. L’enfant pourrait aussi développer des troubles émotionnels secondaires, comme la faible estime de soi, la dépression et l’anxiété. Il pourrait également être plus tard confronté à des difficultés dans sa vie professionnelle et sociale », explique Misarova.

Pour elle, établir un diagnostic permet de mieux comprendre le comportement de l’enfant, ainsi que les difficultés qu’il rencontre pour lui apporter un suivi adéquat. Les enfants qui vivent avec des troubles d’apprentissage peuvent progressivement apprendre à surmonter leurs difficultés, grâce à une approche personnalisée.

 Les types de troubles les plus fréquents

Au Burundi comme par ailleurs l’orthophoniste indique que les troubles sont presque les mêmes elle cite notamment la dyslexie, qui se manifeste par la lenteur dans la lecture, le saut des mots, et la difficulté à reconnaître un mot dans la globalité. L’enfant peut également confondre les lettres (b à la place de d), ou inverser les lettres (dame, made). L’enfant décode mal les syllabes d’un mot, et oublie parfois les sons associés à certaines lettres.

L’autre trouble plus fréquent, la dysorthographie, se caractérise par les difficultés chez l’élève, à écrire correctement les mots, car il a du mal à mémoriser l’orthographe.

Quant à la dyscalculie, c’est un trouble qui touche beaucoup plus les mathématiques. L’enfant présente des difficultés à calculer, sur les doigts, sur papier ou mentalement. Il évalue mal les quantités et mémorise difficilement un numéro de téléphone. Il lui est difficile de déterminer si un chiffre est plus grand ou plus petit qu’un autre.

Plus d’assistance que de distance

Marie Misarova indique que les troubles d’apprentissage sont d’origine neurologique et ne sont pas liés à l’intelligence ou au manque de stimulation comme le pense pas mal de gens. Ils peuvent être légers, modérés ou sévères.

Pour cela, les enfants présentant ces troubles ont besoin d’attention et pas de rejet. « A part le diagnostic précoce pour une prise en charge par des professionnels, (neuropsychologue, orthophoniste, orthopédagogue), l’enfant a besoin de l’assistance des proches, surtout des parents, pour qu’au retour, il comprenne son trouble et surmonte les difficultés auxquelles il fait face notamment à l’école ».

La discussion et les échanges sont également nécessaire en utilisant des mots que l’enfant comprend pour ainsi le rassurer sur son intelligence en lui expliquant que la façon dont son cerveau fonctionne diffère de celui des autres.

Grâce à ce rapprochement, l’enfant comprendra qu’il a plus de chances de surmonter les difficultés ou même de profiter positivement de son état « étrange ».

Par ailleurs, Marie Misarova indique que les troubles d’apprentissage viennent souvent avec des caractéristiques positives comme la créativité, l’imagination débordante, la capacité à trouver des solutions innovantes, l’aisance à s’exprimer oralement, l’habileté à imaginer les objets en 3 dimensions, et bien d’autres qualités dont ils peuvent démontrer grâce à la confiance leur accordée.

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