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Cinéma

Umucomwiza : 5 saisons pour la première télénovela à la burundaise

« Elle est en cours de production. Lors de la finale de ce week-end, les extraits du premier épisode disponibles seront diffusés. La série est en français, mais pourrait être traduite dans d’autres langues », indiquera Arlène Antoine Sezerano, Présidente de Burundi Nove, lors de la conférence de presse organisée en collaboration avec le ministère de la Culture et des Sports ce mardi 7 janvier …

Quelle relation avec l’évènement « Burundi Talents Recordings (BTR) » qui aura lieu ce 10 et 11 janvier au palais des arts ? Elle précise : « Le BTR en soi a été initié pour satisfaire l’engouement grandissant pour cette romance à l’eau de rose. La série se voulant de notoriété internationale, nous avons constaté qu’on pourrait utiliser nos artistes pour mieux transposer le vécu quotidien des Burundais ».

L’art exigeant une culture particulière, Burundi Nove s’est adressé au Cebulac (Centre Burundais de Lecture et d’Animation Culturelle) pour trouver des jeunes à la fois stimulés et cultivés. « Au total, 14 provinces ont été sillonnées pour dénicher ces talents cachés dans le fin fond des collines du pays. Au total 434 œuvres artistiques nous ont été proposés parmi lesquelles nous avons sélectionné les 250 meilleurs pour la finale. De celle-ci, nous retiendrons 40 qui seront incorporés dans le projet », complète Pezi Moise, co-fondateur de Burundi Nove et coordinateur du BTR.

Et ce projet de télénovela, ira-t-il jusqu’au bout ?

D’après Balthazar Mukenuzi dit « Baltos », un des acteurs de l’ancienne série Umuco, la production de cette dernière a été interrompue à cause du manque de moyens financiers. « Nous espérions vivre de notre passion. Nous nous sommes battus pendant longtemps pour cela, mais à un moment donné on devait gagner notre vie. Les acteurs se sont donc tournés vers des activités plus rentables quoi que peu passionnantes ».  Trouver une solution à ce problème qui gangrène la production cinématographique au Burundi a été la 1ère préoccupation de ce rêve ambitieux. « Nous avons eu la chance d’avoir des bailleurs fiables et engagés. Même si tous les fonds n’ont pas encore été collectés, il y a lieu d’espérer que le projet ira jusqu’au bout. Le budget de production des 5 saisons est disponible. Et d’ailleurs vers la fin de l’année, la première saison sera produite », a tranquillisé le coordinateur du BTR.

Quid du casting et du financement pour production de la série ?

La production d’une série cinématographique de 5 saisons n’est pas une mince affaire, et surtout que les acteurs burundais confirmés ne courent pas les rues. Mais, le coordinateur du BTR est confiant : « Nos chers confrères sont bourrés de talents. Leur unique handicap est le manque d’encadrement pour pouvoir réaliser le rêve de vivre de leurs passions. Burundi Nove s’est justement assigné la mission de promouvoir des talents à travers les media, les ONG, les entreprises privées qui sont disposées à les soutenir. Le financement pour la série télévisée est disponible et la 1ère saison paraîtra à la fin de cette année ».  

Cet optimisme contraste avec le scepticisme des professionnels du cinéma qui doute de la réalisation d’un tel travail. « Produire une série télévisée nécessite des fonds colossaux. Entretenir une équipe technique et des acteurs compétents qui travaillent sur 5 saisons (de 10 épisodes) ne couteraient pas moins de 5 milliards de Fbu car un seul épisode peut coûter pas moins de 50 millions de Fbu. Le défi qui persiste est de trouver un bailleur intéressé par un tel projet, dans un pays comme le Burundi où le droit d’auteur artistique ne reste qu’une théorie », contraste Diane Kaneza, réalisatrice et présidente du Collectif des professionnels pour le développement de l’audiovisuel et du cinéma.   

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