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Urunani: autopsie d’une renaissance

En quête de sa gloire d’antan, Urunani qui bat de l’aile doit mettre la main dans la poche pour attirer des nouveaux talents, l’incroyable travail de recrutement abattu par la nouvelle direction cet été sera capitale pour amorcer cette renaissance. Gros plan

Il y a de quoi avoir peur. Très franchement. Au vu de l’effectif XXL du club le plus populaire du basketball burundais. Alors que pendant un moment, les résultats du club mythique Urunani ne sont à la hauteur du palmarès de leur équipe, une baisse de régime matérialisée par la défaite surprise contre la jeune et modeste équipe de Messager Ngozi lors du championnat national édition 2021. Une défaite d’ailleurs survenue au niveau des quarts de finale alors que les supporteurs et dirigeants d’Urunani dans leur exigence habituelle escomptaient au moins pouvoir arriver jusqu’à la finale. Celle-ci, leur rappellera la nécessite d’un nouvel élan, l’urgence d’un nouveau départ. 

C’est ainsi que dans cette incompréhension totale surgira la grogne au sein des supporters de l’équipe. Les critiques fusent de partout, certains même en arrivent à mettre en cause le niveau des joueurs et des membres du staff de coaching sportif. Apres maintes réunions pour disséquer les causes de l’échec, des changements majeurs furent opérés au sein de l’organigramme. C’est ainsi que les rênes du comité exécutif sont confiées à Nkonyereza Aimé, l’ancien et légendaire coach du club Kagabo Aaron est nommé au poste de conseiller technique laissant celui de coach principal à Patrick Richard Ngwijuruvugo ancien d’Urunani, rappelé du Rwanda. 

Des recrues de luxe pour renforcer l’effectif

La nouvelle direction affiche dès le départ son souhait de voir Urunani regagner toutes les coupes au niveau tant national que régional. A court de munitions, ils ont besoin de renouveler leur effectif, et ils ne vont pas faire les choses à moitié. C’est toute une délégation de stars qui est venue grossir les rangs d’Urunani. Il faut dire que la franchise à ce qu’il faut pour les convaincre car La nouvelle équipe dirigeante n’a pas peur de casser sa tirelire. Les résultats de certains de ces changement n’ont pas tardé à se manifester, quelque jours après Urunani jouait la finale  du tournoi de Nkurunziza Basketball Cup qu’il perd bien malheur sèment contre son rival de toujours Dynamo. 

Après cette défaite et le nouveau staff sur les commandes, voyant les limites de leur effectif, vont tenter le tout pour le tout en misant sur les recrues extérieures, principalement dans les championnats rwandais, ougandais considérés comme plus professionnels. 

Alors que le championnat Ougandais était à l’arrêt pour le confinement imposé dans le contexte de pandémie de Covid-19, Landry Ndikumana ancienne vedette d’Urunani et joueur du championnat ougandais souhaite se maintenir en forme, Urunani saute sur l’occasion pour le rappeler au bercail, Malick Ngenzahayo ancien meneur d’Urunani, sollicité par Urunani et séduit par leur nouveau projet , quitte le Rwanda sans trop d’hésitation. Urunani ne s’arrêtera par-là, le club va également recruter des internationaux étrangers,  Peter Obleng et Peter Cheng ougandais mettent le cap sur Bujumbura.

Ambitieux comme jamais

 Urunani parvient à se hisser en finale qu’elle perdra malgré toutes leurs recrues contre New Stars lors du Tournoi de remise des prix. A la fin de cette défaite le coach d’Urunani justifiera la défaite par le fait qu’il avait des nouveaux joueurs et que l’alchimie entre ses nouveaux joueurs n’était pas encore au rendez-vous. Le club optera d’offrir encore plus de  munitions au coach, 2 autres recrues furent enregistrées, le talentueux Bryan Kavakure ancienne star locale dans ses années juvéniles en provenance de l’Inde et le Kenyan Paul Ereng. Enfin, la machine était fin prête pour écraser tout sur son passage, Urunani va enclencher  victoire après victoire, imposant sa domination sur les autres clubs qui  n’arrivent pas à suivre le rythme qui leur est imposé,  Les fans d’Urunani sont aux anges. En effet, pendant une période de 45 jours, 3 compétition ont été organisés au cours desquels Dynamo, New star, Les Hippos, Remesha, Kern se sont relayés tour à tour mais en vain. Urunani parvient à marquer une série de 10 matches sans défaite, malgré qu’il ne soit pas le seul Club Burundais à piocher des joueurs internationaux à l’extérieur du pays, New Star et Kern en ont fait de même alors que l’autre grand rival d’Urunani a opté pour le recrutement des meilleurs talents au niveau local. Le choix de recruter des étrangers est censé élever le niveau et offrir la visibilité au Basketball burundais. La question: Le club qui a ses racines dans le quartier Jabe, compte bien se laisser porter par la folie des grandeurs. Oui, mais jusqu’où ? Qui peut l’arrêter? La saison promet tant. 

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