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Violences à l’école : les enfants-journalistes expliquent

Choisis à l’issue d’un concours par l’UNICEF dans le cadre de plaidoyer pour les droits des enfants et par les enfants, deux jeunes élèves de Bujumbura reviennent sur les violences scolaires

Que sais-tu des violences scolaires ?

Les violences à l’école, c’est quand un enfant est exclu par les autres, par les enseignants, tout ce qui se rapporte à une situation dans laquelle l’enfant n’est pas dans son droit, et que ses droits sont bafoués.

Est-ce que tu as des exemples précis de violences en milieu scolaire ?

Oui. Par exemple quand les filles ont des grossesses non-désirées à l’école, violées par leurs professeurs, ou quand les enfants sont maltraités, etc.

Comment combattre ces violences ?

On peut prévenir les violences en milieu scolaire en punissant sévèrement les personnes qui les bafouent, en donnant des conseils aux enfants qui excluent les autres.

Est-ce que tu estimes que les violences visent beaucoup plus les garçons ou les filles ?

Je pense qu’elles visent plus les filles. Nous les filles avons tendance à être sages, on n’est pas trop turbulent, parce que même sur les cas de grossesses non-désirées, ce sont des filles qui en subissent plus de conséquences.

Penses-tu que les violences sont beaucoup plus fréquentes à Bujumbura ou plutôt à l’intérieur du pays ?

A Bujumbura. Car c’est là qu’il y a des enfants qui se croient supérieurs aux autres, d’autres s’estimant inférieurs,…

Comment combat-on les violences contre les enfants ici à l’École la Pépinière ?

Un enfant par exemple qui se sent exclu par les autres est vite repéré, car nos enseignants nous suivent très bien, et ceux qui sont coupables sont punis sévèrement.

Devenir enfant-journaliste de l’UNICEF, une belle expérience pour Marie Offre Liena Niyonkuru : « En juin dernier, quand ma tante m’a dit qu’il y avait une compétition prévue pour devenir enfant-journaliste, je n’y ai pas attaché beaucoup d’importance. Le jour du test, je l’ai appris le matin, alors que je prenais mon petit-déjeuner. Je me suis donc rendue au siège de la commune Muha, on m’a fait passer un examen que j’ai réussi. J’ai par la suite été choisie comme la fille qui représente cette commune. Ce qui m’a aidé lors de cette épreuve, ce sont les compétitions de théâtre que nous tenons ici à l’école. Je rêve de devenir journaliste plus tard, car les journalistes cherchent des informations et contribuent au développement de la société, et aident à combattre des choses qui ne sont pas bonnes. Je veux aider ceux qui ne sont pas dans leurs droits. »

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