Jimbere

FAITES VOS PUBLICATIONS ICI
Kirundi French English
Football

Vital’O vs Inter FC : l’histoire peu connue du classico burundais

Il y a 44 ans, naissait la fameuse rivalité entre Vital’O et Inter FC (devenu Inter Star). Les deux formations vont monopoliser le podium du foot burundais pendant plus de 35 ans…

En 1992, leur rivalité va atteindre son apogée en devenant des (grands) acteurs continentaux : les mauves et blancs jouent la finale de l’actuelle Coupe de la Confédération alors que les noirs et blancs deviennent demi-finalistes de l’actuelle Ligue des Champions en 1991. Au lendemain du retour du classico, après deux années d’absence, Jimbere retrace ses origines.

La rencontre de l’après-midi de ce 11 octobre qui s’est soldée par un score nul (1-1) rappellera encore que les deux clubs ont marqué l’histoire du foot burundais. L’afflux du public au stade Intwari dépassait de loin celui du match qui a récemment opposé le Burundi à la Tanzanie.

Comme toujours, le choc a drainé une foule malgré la perte de la saveur d’antan : « A l’époque le stade était plein à craquer depuis12h pour un match de 16h. Pendant la semaine du match, la capitale était agitée. Et le jour du match, toutes les voitures de transport étaient ornées de drapeaux mauves et blancs ou noirs et blancs, les couleurs respectives des deux clubs », se rappelle Patrick Sota, blogueur sportif et fan inconditionnel de Vital’O. « Le jour du match, l’ambiance qui prévalait au stade envahissait toute la capitale », le complète Rashid Alfred, journaliste de Rema FM.

Flashback

La rivalité entre les deux clubs prend naissance en 1975 quand la Brarudi décide de les sponsoriser : Espoir FC adopte alors le nom de Vital’O (eau gazeuse), et Gillette celui d’Inter FC (bière), tous des produits de la société. « Avant le sponsoring, les deux formations n’étaient pas aussi connues. Et personne ne pouvait deviner que leurs histoires seraient liées », fait remarquer Gilbert Kanyankore, l’emblématique coach des mauves et blancs, et sans doute l’entraîneur le plus capé du foot burundais.

Vital’O FC, le club le plus titré du Burundi

La rivalité prendra alors de l’engouement vers la fin des années 70 quand le club de Yaoundé atteint sa maturité et soulève son premier titre en 1979 : « Depuis, les deux équipes vont dominer le football burundais, même si des fois des équipes comme Prince Louis ou Maniema fantastique ne se laisseront pas faire. Pendant cette période (1980-1990), nous allons vivre une période incroyable », ajoute Rashid Alfred, le plus ancien journaliste sportif encore en activité.

En 1987, suite à l’incarcération du président d’Inter FC, Jean Bosco Bondo, le club va connaitre une crise de leadership qui va se solder par une scission de l’équipe en deux : une partie des joueurs restent à l’Inter FC mais ne tiendra pas pendant plus de deux saisons et disparaitra ; l’autre aile formera Inter star. Renforcée pas de nouvelles recrues, elle remplace l’Inter FC dans le derby de la capitale.

Une rivalité qui a donné naissance à des légendes

Du coté des entraineurs, deux d’entre eux retiendront l’attention des footeux : « Le coach Alexandre (russe) marquera l’histoire d’Inter FC. Sponsorisé par la British Petrolium, Gillette qui a donné naissance à Inter FC avait un jeu physique à l’anglaise. Alexandre changera le style de jeux, et le rendra plus technique. De l’autre côté, Yaoundé, le coach mythique des mauves et blancs est une légende vivante, après une trentaine d’années au service de l’équipe », notifie Rashid.

Quant aux joueurs, il y’en a eu des centaines. Toutefois, certains noms de grandes stars reviennent souvent dans la bouche des fans, et parmi celles-ci, Malick Jabir, récemment élu meilleur joueur burundais de tous les temps, assure l’unanimité.

Les deux clubs pourront-ils encore nous pondre d’autres joueurs de même calibre ? On ne peut pas espérer mieux …

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top
mi, efficitur. fringilla risus venenatis venenatis,